Publié le 26 Janvier 2015

L'hiver à la maison

L'hiver à la maison c'est une de mes saisons préférées... je dis "une" parce que je crois que je trouve tout de même à chaque saison ces petits bonheurs. (A part peut-être l'automne, je crois que plus ça va et moins j'aime l'automne, qui correspond pour moi en général à une période de déprime plus ou moins intense. Cet automne, j'ai pas eu le temps, j'ai grossi, et j'ai pleuré.)

Ma saison d'hiver commence le 2 janvier (oui avant, c'est toujours l'automne). C'est la période du repos. Du vrai repos. Le temps de faire la sieste et la grasse mat sans culpabiliser (enfin pas trop), rester en pyjama des journées entières, larver devant la télé pendant des heures. Mais aussi lire, coudre, peindre, bricoler, nettoyer, ranger, trier...

Chaque année, je suis pleine d'espoir quant à TOUT ce que je vais faire pendant 3 mois. Finalement, je me rends bien compte que je n'en fais pas le quart, que le temps, même si le travail a ralenti, passe toujours très vite.

Mais je commence à l'accepter, à me dire que je ferai ce que je ferai et que je ne pourrai pas tout faire. Et que ce n'est pas tellement grave.

C'est surtout le temps de la pause dans le travail (pas une pause totale mais gros ralentissement de l'activité en tous cas). C'est maintenant que je commence le nettoyage à fond du restaurant et des chambres (c'est loin d'être hyper rigolo, mais ça permet de repartir sur de bonnes bases), le temps où on repense un peu tout, et surtout le moment où on fait en sorte de se remotiver pour repartir pour une nouvelle saison. Après l'épuisement et le ras le bol, à la fin du mois de janvier on commence à se redonner envie.

La nature est à l'arrêt, elle aussi se repose avant de repartir pour un tour, les petits matins gelés et ensoleillés sont mes préférés.

Mes brebis s'apprêtent à agneler... encore quelques jours et les premiers bébés vont naître. Même si c'est pas forcément un moment évident (il y a beaucoup de morts et selon les années, ça peut être carrément déprimant) c'est quand même super mignon ces petits trucs tous blancs (même si je sais qu'ils partiront un jour à l'abbatoir mais chut... je me dirais juste qu'ils partent en vacances.)

C'est finalement dommage qu'il y ait de la boue partout, que les mains et les lèvres soient gercées parce que sans ça, l'hiver est vraiment une de mes saison préférée :)

 

(J'avoue que j'ai aussi la chance d 'avoir des enfants en pleine santé qui n'ont pour l'instant, attrapé aucun microbe, ça aide à aimer l'hiver, j'en conviens et je touche du bois pour que ça dure)

L'hiver à la maison

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Rédigé par A L I

Publié le 2 Janvier 2015

Et non tu vois, en ce magnifique 2 janvier 2015, je ne te ferai pas l'honneur de ces sempiternelles "bonnes résolutions". Il paraît en plus que je fais les mêmes chaque année... donc elles finissent vraiment par manquer d'intérêt, on est bien d'accord. 

Bref, je préfère aujourd'hui regarder derrière (pour mieux regarder devant après hein) même si je suis d'un tempérament nostalgique, je n'aime pas trop l'année qui vient de passer. Ben non. 

Pourtant si tu regardes 2012 et 2013... ça donnait pas envie non plus.

2014 aura été une année de remise en question et de peurs. Comme si le temps après la dépression rendait plus lucide, plus difficile dans la recherche du bonheur. Comme si quelque chose c'était cassé en moi et que j'avais beau tout faire pour, je n'arrivais pas à le réparer...

Ou peut-être simplement que ce que j'appelais le "bonheur" avant n'était qu'une grande illusion (Il paraît que je m'interdisais le malheur, dixit la psy).

Cette année 2014 (et les précédentes) m'auront appris à être "malheureuse" (je mets des guillemets parce que tout ça est très relatif, entendons nous bien) et donc par extension, à être plus sincère avec mes sentiments, autrement dit à ne pas me voiler la face. A reconnaître que tout n'est pas parfait, et à l'accepter.

Comprendre aussi que j'ai des failles, les voir en face, et que ça aussi il faut l'accepter.

Alors je continue à construire tout doucement, tranquillement. ET C'EST PAS FINI !

Bref tout ça n'a pas été tout le temps très facile.

 

Mon amour pour #MonAmoureux et celui qu'il me donne m'ont beaucoup aidé. Une année entière à vivre ensemble, quasiment 24h/24 (Un homme qui me supporte à ce rythme est précieux, crois moi).

Je pense qu'il m'aura fallu un peu de temps pour accepter de faire à nouveau confiance, de me laisser aller dans les sentiments sans peur, mais je suis sur la bonne voie. On a de très beaux projets tous les deux et notre couple se construit un peu plus chaque jour. J'ai plein d'envie et d'espérance sur notre vie à deux :)

Je n'ai plus envie d'avoir peur (même si je ne crierai certainement plus jamais à l'amour éternel) je crois à nouveau en l'Amour qui dure et qui fait du bien.

Les enfants me portent évidemment toujours beaucoup. Ils sont un vrai moteur. Ils me manquent la plupart du temps, j'ai toujours l'impression d'être passé à côté de plein de choses avec eux. C'est angoissant de les voir grandir si vite. Mon bébé a eu 5 ans. N'a t'il pas quitté le sein hier ?

J'ai fait tout ce que j'ai pu pour être plus présente mais mon souhait est d'en faire encore plus. Compte tenu des circonstances (divorce, garde alternée, bla bla bla) ils semblent épanouis avec leurs problèmes d'enfants (que je ne prends malgré tout pas à la légère.)

Ils ont grandi en sagesse, tout est plus facile avec eux, plus apaisé. Puis ils sont vachement beaux, en toute objectivité. 

 

Le point le plus sensible, c'est mon travail. Et les grands questionnements se posent ici même si j'ai tendance à tout pousser d'un revers de la main. Parce que je n'ai pas le courage, ni la volonté de faire bouger les choses pour le moment. Peut-être pas l'envie non plus. Je suis responsable d'un héritage lourd et rempli d'affect... et c'est parfois très pesant.

La seule solution pour l'instant : vivre au jour le jour et profiter de tout ce qui est bon et positif. Laisser une fenêtre ouverte sur l'avenir, même si elle est toute petite pour le moment.

 

Je reste une grande adepte des bonheurs simples et c'est toujours là dessus qu'il faudra se concentrer. Même s'il n'y aura pas de bonnes résolutions cette année, il y a un voeu... que je me fais à moi même et à vous tous aussi, qu'elle soit remplie de sérénité. Parce que la sérénité mène à la paix, à l'amour et à la santé. Et c'est bien ça qu'il nous faut à tous.

BONNE ANNéE 2015 ! 

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Rédigé par A L I

Publié le 18 Octobre 2014

C'est devenu difficile de trouver du temps. Mon travail m'accapare de plus en plus. Mais je m'y fais de plus en plus plaisir aussi.

Moi qui était sûre de détester la cuisine, je me retrouve maintenant derrière les fourneaux et ça me plaît bien. Bon évidemment, rien de compliqué, mais j'essaie de tenter des choses et je m'amuse. S'il n'y avait que ça, ce serait parfait, mais c'est sans compter sur le ménage qui prend un temps de dingue. J'arrive à me dire pour me motiver que ça fait partie de la qualité de l'accueil et du coup, ça devient moins pénible.

La saison de Noël approche et avec elle, l'envoi des colis. C'est ce que j'apprécie beaucoup dans mon travail : le changement d'activité en fonction des saisons.

J'appréhende parfois avec envie le mois de janvier... synonyme de vrai repos. Je sais aussi qu'il passera vite et que je ne ferai pas la moitié des choses que j'ai envie de faire. Mais en attendant je rêve un peu. J'essaie de profiter au maximum du moment présent, même si mes douleurs au c** sont revenues récemment et me rendent la vie un peu plus difficile. J'attends que ça passe... et je vais voir un Xème ostéopathe... histoire de me dire que je ne subis pas sans rien faire.

 

Mes bébés ont grandis. Ce ne sont plus des bébés d'ailleurs il paraît... même si Highlander a beaucoup de mal à lâcher sa sucette et son biberon alors qu'il va avoir 5 ans dans quelques jours mais peu importe, s'il a envie de les garder encore un moment, je ne l'en empêcherai pas, il aura tout le temps d'être grand plus tard. 

5 ans déjà... je repense encore souvent avec nostalgie à mon bébé (et je pleure aussi encore parfois en repensant à sa naissance). C'est un sentiment étrange que de les voir grandir, devenir plus indépendant... j'ai souvent le sentiment qu'ils méchappent. Ils ont leurs propres vies, leurs sentiments, leurs secrets. Ils ne sont plus une part de moi même et j'ai parfois du mal à le vivre, même si j'apprécie énormément de retrouver une certaine liberté.

Le Chameau est rentré en CE2 et j'ai de plus en plus de mal à le comprendre. Je n'arrive pas à savoir si cet enfant est heureux. Il n'est certainement pas plus malheureux qu'un autre mais mon besoin de mère de les vouloir parfaitement heureux semble très utopique. 

La garde alternée n'arrange rien pour ça évidemment. J'ai toujours le sentiment d'être moins impliquée, moins présente (ça c'est fatal). Eux n'ont pas l'air de le vivre mal... 3 ans après, je peux dire qu'ils se sont drôlement bien adaptés (peut-être mieux que moi finalement). Ils ont l'air ravis chaque semaine, de changer de parent. On dit toujours 'bien malgré moi d'ailleurs) "chez Papa" et "chez Maman" mais c'est trop compliqué de dire autrement. Il n'y a pas de "Je ne veux pas aller chez Papa" et plus ou peu de "Je veux aller chez Papa tout de suite" de la part du Chameau. On pourrait presque croire que ça leur convient.

Encore une fois, il ne s'agit certainement pas d'une situation idéale pour des enfants... mais elle reste néanmoins, selon moi, la meilleure pour une séparation dans notre cas de figure (dont j'ai déjà parlé ici)

Ca fera bientôt deux ans que mon nouvel (adjectif qui ne convient plus vraiment) amoureux est entré dans ma vie. Les enfants et lui se sont très bien adaptés... mieux que je ne l'aurai jamais souhaité en fait. Je réalise la chance que j'ai de ce côté là. la cohabitation se passe très bien, même s'il a évidemment fallu quelques réglages au départ, maintenant on peut dire que tout roule. J'ai retrouvé une vie amoureuse et familiale sereine en un temps relativement court finalement. Et c'est ce que je souhaite à mes amies qui souffrent en ce moment. J'ai vraiment envie de leur dire que "la vie continue" parce que c'est vraiment vrai. 

Je ne ferai pas de voeu de retour ici. Parce que même si j'en ai envie, je vois bien que je ne m'y tiens pas. 

Donc je dirai simplement "à bientôt" et que je suis touchée de voir que vous êtes encore nombreux à venir trainer par ici malgré mon absence. 

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Rédigé par A L I

Publié le 22 Avril 2014

Sujet hautement polémique... Il y a les pour, il y a les contre... et il y a les "je-m'en-fous-je-me-pose-pas-la-question-c'est-trop-pratique". Mais bon, moi je pense qu'il est bon de se la poser quand même la question et de savoir à quoi on s'expose en tant que femme libre sexuellement.

Non parce qu'au départ c'est ça, on décide de prendre la pilule quand on décide d'avoir une vie sexuelle régulière. En tous cas, à mon époque, dans le milieu des années 90, c'était comme ça. Telle ou telle avait un copain et hop elle prenait la pilule. Et je n'ai pas dérogé à la règle... prendre la pilule, c'était un sacré pas vers la maturité. On devenait une femme. En gros j'étais super fière de la prendre. Je me rappelle encore de ces plaquettes de petites boules roses inoffensives. Y en avait des jaunes aussi je crois... enfin bref, je m'égare.

Pourtant, je l'ai pas prise longtemps... je ne sais plus trop bien pour quelle raison au départ... il me semble que c'est parce qu'à la suite d'une rupture je me suis dit que c'était idiot de la prendre pour rien. 

Et puis je ne l'ai jamais reprise (enfin si, pendant 4 mois, avant et après mon ablation de la thyroïde, où j'avais une interdiction totale de tomber enceinte). Mais j'y ai été contrainte. 

Sinon non, j'ai toujours fait sans. Et je ne suis jamais tombée enceinte sans le vouloir. Pendant 10 ans, en période non reproductive, j'ai obligé mon mari à utiliser des préservatifs (j'ai d'ailleurs à ce titre, pour la petite anecdote, été traitée de femelle castratrice par mon gynécologue en raison de ça (il faut VRAIMENT que je change de gynécologue). 

Perso ça m'a jamais dérangé les capotes... je trouvais ça même plutôt pratique. 

Bon et finalement, après moultes réflexions et hésitations, j'ai opté pour un stérilet... au cuivre évidemment (sinon aucun intérêt, on aura bien compris). 

Ca n'est pas sans contrainte, soyons clairs... la pose m'a fait mal (je préfère même pas penser à la "dépose" pour l'instant), j'ai souffert le martyre pendant les heures qui ont suivi... et je me tape des règles plutôt plus longues, plus abondantes et plus douloureuses... sans que ce soit forcément systématique non plus. Mais comme dirait mon gynécologue... "C'est VOTRE faute, c'est VOUS qui avait choisi un stérilet au cuivre. Moi je vous ai conseillé un stérilet hormonal" (oui d'après mon gynécologue, le stérilet hormonal est le stérilet de la femme moderne... pas de règle, on oublie qu'on est une femme en fait. Le stérilet au cuivre est celui de la femme de cromagnon. (Ai je déjà dit que je devais changer de gynécologue ?) Et pourtant je ne regrette pas.

Il n'a jamais voulu comprendre ce besoin que j'avais en tant que femme d'avoir mes règles. Ca peut paraître dingue, je sais, quand on m'entend me plaindre dès qu'elles arrivent. Mais c'est le cycle de la vie, une condition féminine sans laquelle je ne me sentirai plus tout à fait femme je pense.

La pilule, je ne l'ai jamais reprise parce que j'ai eu peur. Je ne saurais pas dire pourquoi... je ne me rappelle pas. Même s'il me semble que mon généraliste m'avait plus ou moins mis la puce à l'oreille en me disant par exemple qu'il ne prescrivait plus la pilule à des femmes de plus de 30 ans qui fumait... MAIS POURQUOI PUISQUE C'EST SANS DANGER ET QUE CA EVITE MÊME LE CANCER DU SEIN ??? A l'époque (il y a au moins 15 ans) il voulait déjà parler de l'accident tromboembolique dont on a entendu parlé il n'y a pas très longtemps il me semble.

Mais il n'y a pas que ça... on peut causer de ça aussi : http://www.terrafemina.com/forme/sante/articles/31981-octobre-rose-la-pilule-contraceptive-responsable-de-lepidemie-de-cancer-du-sein-.html (je te laisse lire... et puis il y a pléthore d'articles forts instructifs qur la question) dont je ne ferai pas la liste ici. 

Bref, je comprends ces femmes, ces jeunes filles qui ne veulent pas savoir... qui pensent que parce que leur gynécologue la leur prescrit c'est forcément sans danger, parce que c'est très confortable la pilule (comparé au reste j'entends).

Mais pourtant des fois ça me donne un peu envie de crier de voir qu'on bouffe ça comme des bonbons, sans parler des risques... genre là : http://www.choisirsacontraception.fr/moyens-de-contraception/la-pilule/

Une question que je me pose... (même si j'ai quelques pressentiments sur la réponse) c'est pourquoi en dehors du préservatif, il n'existe pas de contraceptif masculin ? Et donc en dehors du fait d'avoir un bout de plastique sur la bite (pour ceux qui acceptent) les hommes ne subissent aucun désagrément de la contraception. Et c'est un truc que je trouve parfaitement injuste. Là dessus l'égalité homme/femme a de gros progrès à faire. 

Et sinon soyons clairs : pilule /stérilet hormonal/patch/implant... même combat. 

Vous pouvez maintenant vous défoulez dans les commentaires.

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Rédigé par A L I

Publié le 6 Mars 2014

Quand j'étais très jeune (hier en fait) j'étais amoureuse d'un canadien. Forcément c'était pas pratique parce qu'il habitait au Canada (je te laisse comprendre la difficulté par toi même). Jeune et insouciante, prête à conquérir le monde, je m'organisais tant bien que mal pour pouvoir traverser l'océan de manière définitive (je pensais à l'époque que la vie était facile et que ce serait relativement finger in the nose, je me trompais lourdement, mais c'est une autre histoire).

Outre atlantique, mon cher et tendre ne faisait pas grand chose pour me faciliter la chose et avait utilisé l'argent gagné à un jeu de grattage pour s'acheter un ordinateur (au lieu de venir me voir). J'aurais dû sentir à cette époque que le vent ne soufflait par ouest-est mais rappelle toi... j'étais jeune et insouciante.

BREF (non parce qu'en fait ce que je raconte là n'a pas grand intérêt pour la suite)... au moment où je devenais pressante sur ma venue et après un an et demi de relation (très longue distance), l'être aimé m'a envoyé un mail ,  pour me dire que ça pouvait plus durer parce qu'il faisait trop de "panic attack". QUOI ? COMMENT ? QUOI QU'EST-CE ?

J'ai vraiment cru à cette époque, qu'il se foutait de ma gueule. Qu'il avait rien trouvé de mieux que la crise d'angoisse pour me larguer. Parce que pour moi, ça n'existait que dans la tête ces trucs là.

Et donc tu viens de comprendre que si je t'ai raconté tout ça, c'est parce que j'ai vraiment changé d'avis sur la question depuis. 

Je ne sais plus exactement à quand remonte mon anxiété. Mais il me semble que ça date de ma première grossesse. Avant ça je ressentais du stress parfois, mais ça avait toujours une raison... un exam, quand je me suis perdue dans l'aéroport de Toronto avec deux valises de 20 kg chacune à trimabller, un discours devant 200 personnes, mon premier jour de chargé de cours devant une classe de DEUG... les mains moites, les palpitations et le bide en vrac. Normal quoi. Des sensations humaines très ponctuelles.

Et puis un jour, ça a commencé à devenir plus fréquent, à se produire sans raison apparentes ou connues... et avec les années, ça s'est aggravé. Pour devenir carrément handicapant. Ont commencé alors des crises d'arogaphobie et de claustrophobie. Je sortais de moins en moins, je me repliais sur moi même. 

Mais je restais soft sur les anxyolitiques. C'était uniquement en cas de grosses crises souvent liées à l'état de santé de mes enfants. 

Quand l'Ex-mari est parti, je suis passée à la vitesse supérieure. Il fallait tenir le coup pour les enfants, ne pas s'effondrer. J'en prenais souvent pour dormir, dès que je sentais poindre une crise. 

Mais petit à petit, même quand ça allait bien mieux dans ma vie, les crises se sont fait de plus en plus violentes. Et sans que j'en explique la raison. 

La peur domine systématiquement... mais la peur de quoi ? C'est un mystère. Les symptômes sont bien évidemment invisibles pour les autres : oppression thoracique, mal au ventre, palpitations, jambes coupées, nausées (ça peut aller jusqu'aux vomissements dans mon cas), tremblement, bouffées de chaleur, hyperventilation (là ça commence à se voir), impression que tu vas mourir, alors que tu sais pertinemment que non. Et parfois, ça se termine dans mon cas en crises de tétanie. 

Puis un jour, j'ai fait une dépression. Ou en tous cas un gros gros burn out. Complètement au fond du trou j'ai fini par céder au traitement d'anti-dépresseurs après 3 semaines de lutte sans résultat. C'était un gros échec pour moi, je pensais que j'étais assez forte pour lutter contre ça. 

Une fois que le traitement a commencé à faire effet, les crises d'angoisses se sont espacées... pour finalement complètement disparaître. Ce fut pour moi un soulagement ENORME. Je ne le sentais plus, ce truc qui me bouffait de l'intérieur. C'était vraiment magique.

J'ai réduit la dose des anti-dépresseurs assez vite et ça allait bien. Ca allait tellement bien que je les oubliais très souvent. Donc, j'ai fini par arrêter. Après 4 jours d'oubli, je me suis dis que ça valait mieux

Aujourd'hui ça fait 4 mois. Il aura fallu 4 mois pour que l'angoisse, cette petite salope vicieuse, revienne. Doucement d'abord, me faisant croire que je pourrais la gérer. Puis un mauvais sommeil, la reprise progressive d'anxyolithiques, auront eu raison de ma "volonté". 

Tout ça arrive malgré tout l'amour et le soutien que je reçois tous les jours. 

Evidemment, je vis ça comme un échec, encore une fois. Même si ma psy me dit que je manque juste de sérotonine et que je n'y suis pour rien. Alors j'essaie de la croire. 

Ce que je sais c'est que je ne veux plus vivre avec la boule au ventre en permanence. Pour l'instant c'est le seul truc qui compte. Parce qu'il faut avancer, encore, faire des projets,... et avec ça c'est pas possible. 

Cette petite molécule me permet de le faire, alors je vais la reprendre.  

 

 

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Rédigé par A L I

Publié le 2 Février 2014

 

Je n'ai jamais avorté. Et j'ai énormément de chance. Parce que j'aurai pu. Je n'ai pas eu des tonnes de partenaires au regard de ma vie maritale de 10 ans, mais j'en ai eu un certain nombre. Je n'ai pas pris la pilule très longtemps (qui reste selon moi une saloperie absolue pour le corps de la femme) et pour moi, le préservatif restait la solution la plus respectueuse de mon corps. Mais c'était sans compter sur certains de mes partenaires pour qui ce préservatif était une entrave manifeste à leur plaisir et à leur virilité. Et faible que j'étais, à plusieurs reprises, je me suis laissée faire... sans. J'étais jeune et insouciante. Non même pas... j'étais con.  Mais ça ne s'est pas produit qu'une seule fois (donc j'ai été con plusieurs fois). J'aurai donc pu être enceinte sans l'avoir voulu. Et j'aurais été seule responsable (oui non parce que les mecs en question, crois moi que je suis sûre qu'ils auraient eu vite fait de prendre leurs jambes à leur cou, l'avenir me le confirma rapidement).

Donc je me serai retrouvée mère à 18 ans. Aujourd'hui mon fils aurait 18 ans. Mais ça serait cool, on irait en boite ensemble, il pourrait ramener sa mère bourrée à la maison, mère sûrement sans emploi ou avec de petits jobs miséreux (parce que clairement avec un bébé à 18 ans, seule, on fait pas les 9 ans d'études nécessaires à son épanouissement personnel). 

Donc j'ai eu de la chance. Juste de la chance. Et donc je ne m'estime pas du tout mieux qu'une autre... Moi j'ai jamais avorté, mais j'ai eu super chaud au cul. 

(Ils m'avaient dit "tu prendras la pilule du lendemain, franchement c'est rien." Oui connard c'est rien, c'est juste un chamboulement hormonal pour un mois, mais t'as raison c'est que dalle contre un coup de bite sans capote.")

 

 

J'entends beaucoup, ces derniers temps, ce gens dirent : "un enfant a besoin d'un papa et d'une maman". ET BEN CROIS MOI que si les femmes ne pouvaient plus avorter y aurait un armée de gamins avec JUSTE UNE MAMAN !

Parce que finalement, quand en Espagne, on décide de ne plus laisser les femmes avorter, on parle pas d'obliger les pères à assumer leur paternité. JAMAIS. 

Demerdez vous les filles, vous aviez qu'à pas coucher, c'est mal. Les hommes, eux, c'est pas leur problème (bon attention, je ne généralise pas, je sais qu'il y a plein d'hommes qui prennent leur rôle de père très au sérieux (coeurs sur eux)... mais reconnaissons le, se retrouver avec un gosse collé à vie aux basques à cause d'une histoire d'un soir, ça vous emballe moyen). Et bien nous aussi en fait. 

Alors certes, on aurait dû faire plus attention. Mais c'est TROP TARD. 

Je me rends compte que les plus virulents sur le sujet sont bien souvent des femmes... et là je reste sans voix. Je ne comprends pas. Est-ce qu'elles n'ont aucune empathie ? Est-ce qu'elles ne se rendent pas compte de la chance qu'elles ont eu jusque là ? 

On entendait Marine Le Pen dire à la radio "certaines femmes se servent de l'avortement comme moyen de contraception".... Toi aussi tu entends souvent "J'utilise l'avortement comme moyen de contraction, c'est pratique, sans contrainte et pas douloureux." JAMAIS

Ce terme "avortement de confort" est à gerber (un peu comme celui de césarienne de confort d'ailleurs en passant) et je suis de celles qui pensent que toute décision allant dans ce sens ne se fait JAMAIS avec facilité et comporte systématiquement une situation de détresse... physique, psychologique ou matérielle. On ne décide JAMAIS de gaieté de coeur de mettre fin à la plus belle chose qui peut arriver dans la vie. Parce que dans de mauvaises conditions, cette chose peut devenir le pire cauchemar (et on est d'accord que même quand tu l'as voulu au plus profond de tes entrailles, des fois tu te mords sacrément les doigts.)

Rappelons aussi que 0,5 % des femmes tombent enceintes quelque soit leur contraceptif. C'est peu mais ça existe. 

Il paraît aussi que 3 IVG sur 4 concernent des femmes sous contraceptifs (donc y a qu'un IVG sur 4 qui concernent de grosses connes inconscientes comme moi). 

Votons donc pour l'abstinence sexuelle ! Qui est pour ? 

Alors probablement que dans le lots de l'humanité féminine, il y a des femmes pour qui l'avortement, c'est rien ou pas grand chose... mais je pense sincèrement qu'elles sont une poignée et je ne suis pas certaine que toutes les autres doivent payées pour elles. 

Les femmes que je connais qui ont avorté ont souffert et souffrent encore pour certaines. 

Je suis très triste de voir que ce droit fondamental pour la liberté puisse être aujourd'hui entravée par des idées moyenâgeuses et nauséabondes. 

Il faut que les femmes, les couples, puissent continuer à décider en pleine conscience et avec envie d'accueillir un enfant dans leur vie. Et il faut que les femmes qui ne le peuvent pas puissent bénéficier de toute la sécurité physique et psychologique possible autour de cet acte difficile. 

Crédit photo : Keystone

Crédit photo : Keystone

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Rédigé par A L I

Publié le 19 Janvier 2014

Tu connais ? .

Cet outil merveilleux nous vient de la pédagogie Montessori. Si tu connais pas non plus tu vas te culturer un peu sur Wikipedia et tu reviens.

Pour un petit enfant, le temps est une notion totalement abstraite. Tu as pu t'en rendre compte avec tes bambins.

- Maman, c'est quand demain ?

- Maman quand j'étais grand j'aimais le fromage. 

- Maman, demain j'ai pas dormi à la sieste

- Maman, hier, je vais aller chez mon copain. 

Bon bref ils pipent que dalle (mes enfants commencent absolument toutes leurs phrases par "Maman" #mourir)

Et toi, tu te dis mais p***** c'est facile pourquoi ils comprennent rien ces gosses. Mais en fait t'es pas foutu de leur expliquer correctement. 

Alors on connait TOUS le "C'est dans 4 dodos que le Père Noël va venir te pourrir de cadeaux qu'on sait plus ou les mettre tellement on est con d'en acheter autant

Mais finalement 4 dodos, même si ça parait moins abstrait, ça l'est quand même (surtout pour un gamin qui ne sait pas compter (huhu))

Alors il existe un truc tout con qui s'appelle la Ligne du temps, mais qu'on pourrait appeler aussi frise chronologique (mais personnellement ça me fait trop penser à mes cours d'histoires de primaires et les Mérovingiens, les Capétiens et tout le bordel.) Mais finalement, quand tu y penses, de voir cette frise, ça t'as vachement aidé à comprendre l'histoire, nan ? Ben là c'est pareil. 

Sauf qu'on part pas de l'ère préhistorique là, on part juste du mois de janvier. 

Et quand les questions : 

- Maman, c'est quand qu'on va chez Papa ?

- Maman, c'est quand les vacances ?

- Maman, c'est quand mon anniversaire ?

Ben là PAF : la ligne du temps ! (que tu as préalablement accrochée sur un mur dans leur chambre/ couloir/ salon (si vraiment t'es à donf).)

Alors la ligne du temps, t'es libre, tu peux la fabriquer toi même (mais sache qu'il te faudra du temps, beaucoup de temps), la trouver dans ce magnifique petit livre, ou encore et ce fut mon choix cette année, la commander on the web sur pour la modique somme de 2 € (s'pas cher hein ?)

(C'était la minute pub gratos, mais on parle là d'une asso à but non lucratif donc à soutenir !)

Parce que je la trouve très belle.Je l'ai imprimée, plastifiée, découpée et collée au mur et TaDAM.

Bon maintenant je fabrique les petites étiquettes de tous les évênements importants : vacances, anniversaires, fêtes, etc... (tout n'est pas servi sur un plateau d'argent non plus, faut pas déconner) et puis c'est parti. 

 

La ligne du temps
La ligne du temps

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Publié le 7 Janvier 2014

J'aime bien les débuts d'années... c'est le temps des bonnes résolutions et j'adore les bonnes résolutions. D'ailleurs je les fais pas seulement en début d'année... je les fais dès que je sens que j'en ai besoin, que le moral baisse ou que les kilos s'installent.

Mais le début d'année pour moi c'est aussi le temps du repos (bien mérité). Mon travail est très saisonnier, et si je ne touche quasiment pas le sol de mai à septembre et que ça recommence de mi-novembre à fin décembre, les mois de janvier, février et mars sont beaucoup plus cool. Et cette perspective est parfaite pour faire des projets et changer ses habitudes... d'où les bonnes résolutions

Donc si t'as bien compris, je les tiens en général 3 mois. Ce qui, je trouve est déjà pas mal (autosatisfaction inside). Parce que soyons très honnête, tenir un rythme idéal toute l'année, c'est pas possible. Ou comment ne pas placer la barre trop haut. 

Donc on a décidé de refaire du sport. Bon on a pas arrêté non plus cette année. Ca fait un an que je me défonce au badminton tous les mercredi. Ok avec les enfants, les règles et la flemme c'est environ toutes les 3 semaines mais c'est mieux que rien HEIN. 

#MonAmour aime marcher. A la base moi pas. Mais finalement, je découvre que c'est bien sympa une fois qu'on est lancé, donc on a décidé de faire ça une fois par semaine... environ deux heures de marche à un bon rythme... on découvre du pays et on se dépense. Bon pour l'instant qu'une balade à notre actif depuis le début d'année... c'est raisonnable on est le 7 !! (mais en vrai j'ai mes règles et je douille ma mère en ce moment donc je suis dispensée)

La nouveauté de l'année ce sera la piscine. Ma jolie petite ville est dotée depuis l'année dernière d'une piscine couverte et un an plus tard, il va être temps d'aller la découvrir. Objectif une fois par semaine. Zéro fois au compteur pour l'instant, mais on a craqué pour les thermes pour débuter l'année... deux heures de barbotage dans de l'eau chaude avec hammam, jaccuzzi, bain japonais, sauna, et lumière de wood. Bon ça c'est à faire au moins une fois tous les deux mois... pour le moral. C'est super important le moral. 

Tout ça c'est sur prescription médicale. Il paraît que je suis stressée a dit le médecin que je suis allée consulter pour insomnies depuis quelques jours. Donc il faut faire un max de sport (et si dans la foulée je peux perdre les 4 kilos qui se sont installés depuis l'automne et qui me plaisent pas du tout, ce sera pas un luxe).

 

Sinon quand je relis mes résolutions de l'année dernière, je vois que sur certains points j'ai bien progressé et ça me fait plaisir. 

Bon les abdos, je laisse toujours tomber genre en février/mars mais c'est normal. Mais j'ai carrément trouver comment réorganiser mon temps et moins procrastiner. Le problème c'est que je fais plein de choses... donc je vais vraiment au fond de rien... un peu de couture, un peu de lecture, un peu de peinture, etc... mais finalement on s'en fout un peu non ? L'idée c'est de faire des trucs et de se faire plaisir et ça ça marche pas mal.

Je vais chez l'esthéticienne une fois par mois (ok des fois l'hiver c'est 6 semaines mais jamais plus)

Je me suis remis aux abdos depuis mi-décembre (grève depuis 2 jours à cause de ces putains de règles)

Je me suis mis pas mal de vernis et puis finalement j'ai arrêté. Ca me détruit trop les ongles

Je garde la table de la cuisine rangée (oui oui oui madame et monsieur !)

J'ai commencé à trier ma malle à tissus. mais elle ressemble au sac de Mary Poppins et j'en vois pas le fond. S'pas ma faute.

Je lis beaucoup plus souvent et ça c'est hyper cool. Je m'autorise des plages horaires réservées qu'à ça et ça marche. Plus on lit et plus on a envie de lire... c'est prouvé. Du coup, le soir, assez souvent, au lieu de regarder la télé au lit, je lis :)

J'ai pas invité des gens chez moi plus souvent. Bon faut dire qu'à l'époque j'étais seule. Maintenant je suis plus seule et ce besoin s'est donc beaucoup moins fait sentir. Donc l'idée reste d'actualité pour cette année.

Pour ce qui est des vacances sans les enfants... je l'ai fait :) Mais du coup cette année, ça sera avec ! Parce que le portefeuille n'est pas extensible et donc faut faire un choix et que ça va être super cool de partir à 4 cette année !

J'ai pas été du tout assidue à ce blog. Je le confesse. Mais encore une fois s'pas ma faute... mon ordinateur portable m'a lâché et ça a considérablement compliqué les choses tu l'imagines bien. Donc GRAVE que cette année, c'est l'année de mon blog (parce que j'ai un nouvel ordi tout mignon)

Donc le bilan est positif je trouve... J'ai commencé l'année seule et malheureuse, je la termine en couple et heureuse (même si aujourd'hui mon bonheur est beaucoup plus difficile à atteindre qu'avant (mais ce sera le sujet d'un autre article).

Cette année aura été celle du travail sur soi. La seule chose négative c'est peut-être qu'il est loin d'être fini. 

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Rédigé par A L I

Publié le 3 Janvier 2014

Un gros mot encore pour beaucoup...

C'est avec un peu de recul que je me permets aujourd'hui d'en parler et probablement d'enfoncer des portes ouvertes.

2 ans et des brouettes de garde alternée pour mes chers bambins, qui je le rappelle au moment des faits, avaient 2 et 5 ans.

Ce choix de ce mode de garde n'est pas de mon fait. Même qu'au tout départ, l'ex-mari étant allé consulter une avocate avant de me dire qu'il me quittait, s'était renseigné sur la question et au moment de la séparation m'avait dit que c'était comme ça maintenant, que la garde alternée se pratiquait obligatoirement (sauf cas exceptionnel). Moi je l'ai cru hein.

Bon au final, que la vérité soit différente importe peu. Ce qui comptait pour moi à l'époque (et encore maintenant) c'est que cet homme, qui me faisait défaut en tant que mari, comptait assumer son rôle de père et c'était ça LE principal.

Non parce que j'ai jamais été la mère ultra maternelle qui lâche pas ses gosses... chez nous le partage des tâches était équitable et en particulier en ce qui concernait les enfants. Donc il était logique que ce partage continue dans la séparation.

Et puis autant te le dire ici, je travaille et ce travail n'est pas hyper compatible avec la vie de famille.

Bien sür pour moi, ce fut un sacré crève-coeur au début... et deux ans après, ça l'est toujours par moment. Mon Highlander d'amour n'avait que 2 ans... et même si par moment il était chiant comme une moule accrochée à son rocher (j'étais le rocher, il était la moule), c'était MON BÉBÉ ! Se retrouver toute seule au début, ça a été dur, très dur. On passe d'une vie de famille à 4 à... rien. En plus c'était l'hiver, la saison creuse pour moi, même pas de quoi m'occuper professionnellement pour tuer le temps.

Pour mon Chameau, c'était moins dur. Il avait toujours été très proche de son père (et il l'est toujours d'ailleurs).

Une amie m'avait dit : "Tu verras, bientôt, tu vas adorer ça !" Bon j'en suis jamais arrivée là... mais très vite les ramener chez leur père le vendredi soir fut un réel soulagement. S'occuper seule de 2 enfants, je savais pas faire et je faisais mal. Je profitais de rien... les semaines sans eux étaient déprimantes, et les semaines avec eux assommantes. Highlander en était à l'âge du "j'ai pas sommeil le soir" et c'était l'enfer. A deux c'était encore à peu près gérable... toute seule... j'ai passé des soirées entières à pleurer devant la porte de sa chambre.

Bref c'était pas rigolo quoi. Mais j'avais une semaine sur deux pour me remettre.

Aujourd'hui j'arrive de plus en plus à "apprécier" leur absence mais également, leur présence. Parce que je ne vis plus seule depuis 7 mois et ça, ça a énormément changé la donne. Retrouver une vraie vie de famille, être deux pour s'occuper des enfants, ne plus être seule quand ils ne sont pas là. Tout ça fait que je vis la situation beaucoup mieux qu'auparavant (je profite de cette tribune pour remercier #MonAmour pour son investissement dans la vie des mes enfants, son intégration en tant que "beau-père" s'est faite doucement et sans heurt... avec beaucoup d'intelligence, de respect et d'écoute de sa part). 

Mais et eux dans tout ça ?

Parce que finalement, dès le départ on se dit qu'il n'y a qu'eux qui comptent. Puis finalement, on réalise que leur épanouissement passe aussi malheureusement par le nôtre et que d'être malheureux ne les rendra définitivement pas heureux.

A l'époque j'avais lu des horreurs qui m'avait fait franchement douté du bien fondé de la décision de l'ExMari. La garde alternée était et est toujours inenvisageable pour des enfants de moins de six ans... ne parlons même pas des moins de trois ans pour qui cela s'assimile à de la maltraitance à en lire certains. Imagine vaguement la culpabilité qui m'assaillait à ce genre de lecture.

Aujourd'hui je sais que la résidence alternée impose quelques règles...

- une résidence des parents proche. L'enfant doit vivre dans la même ville, évidemment fréquenter la même école et faire les mêmes activités.

- une parfaite entente (si si c'est possible) entre les parents et donc une grande communication. Pour le partage des frais, notamment, c'est primordial.

- un niveau de vie (financier) équivalent ou à peu près.

- des règles de vie relativement similaires...même s'il y a des choses que l'on a le droit de faire chez Maman et pas chez Papa et inversement (genre chez Papa on mange des glaces à tous les repas et chez Maman y a la télé et la Wii... chacun ses petits plaisirs !). Disons que la ligne éducative doit rester cohérente d'où l'exigence d'une bonne entente entre les parents.

Bien sûr, il ne s'agit que d'un témoignage de ma situation... et pour l'instant (je ne décide pas que tout est gagné mais) ça va bien. Jamais de pleurs ou de signes d'angoisse quand il faut changer de domicile, ils sont même plutôt contents et excités quand le vendredi soir arrive. On entend évidemment régulièrement des "JE VEUUUUX PAPAAAAAA" lorsqu'il y a contrariété... ce qui finalement arrivait déjà quand on était pas divorcé.

Pour moi, le principal dans tout ça, c'est que mes enfants ont un père qui est aussi présent que leur mère, autant investi dans leur éducation et dans leur épanouissement.

On s'est dit que quand ils seraient ados, il décideraient eux même du rythme de l'alternance et qu'ils seraient libres d'aller chez qui ils veulent. Ils ont deux maisons, une à la ville et une à la campagne, y a pire ;) Ils pourront même décider qu'ils ne veulent plus de cette alternance et vivre chez l'un ou l'autre. Mais pour l'instant ils ont besoin de nous deux et on a tout les deux besoin d'eux. Le couple est mort mais la famille persiste malgré tout. Pour l'instant on répond le plus possible à leur besoin de voir l'un ou l'autre... quand je leur manque, je passe les voir chez leur père et inversement. Ils savent qu'on est là tous les deux pour eux. 

 

Le fait qu'ils soient deux et vivent tout ça ensemble m'a beaucoup réconforté personnellement. Ils gardaient un repère stable... leur frère. Cet épisode les a énormément rapproché. Evidemment je ne sais pas quelle serait leur entente aujourd'hui s'il n'y avait pas eu de divorce, mais aujourd'hui j'ai deux petits garçons hyper complices et ça me plait.

Bref, tout ça pour dire que OUI ça peut bien se passer une garde alternée (ok on en reparle à l'adolescence) avec de bons ingrédients, c'est d'après moi, une solution épanouissante pour tous. 

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Rédigé par A L I

Publié le 12 Novembre 2013

Il y a 2 ans, c'était la chute. La vie s'écroule. Tes projets, ta confiance, ton avenir... mais tu survis. Pas trop mal même. Tu t'en étonnes toi même. Parce qu'il n'y a pas que ta vie sentimentale et familiale qui est bouleversée dans tout ça, ta vie professionnelle prend un gros pet aussi. Mais ça va quoi, en quelques semaines tu relèves la tête et tu repars, droit devant... sans regarder où tu marches.

Et tu tombes sur ça. Vite en plus, genre 3 mois après la chute. Tu te dis que t'as trop de chance, que la vie est super cool avec toi. Mais bon, sûrement que tu le mérites.

Mais en fait non. Il y a 1 an c'est la RE chute. Celle là, elle fait mal. Avec du recul, je sais que c'est pas l'histoire ni sa fin en elle même qui fait mal (même si c'est pas le moment le plus fun de ma vie). C'est juste une minuscule petite goutte d'eau qui vient faire déborder un vase qu'on avait pas pensé à vider avant. Mais putain je douille

Certains vont me dire que je radote, que c'est bon... on la connaît ton histoire... (mais en vrai on s'en fout de ce que tu penses).

C'est l'heure du bilan. L'heure de fermer le livre et d'en ouvrir un autre. Parce que cette histoire m'a hanté trop longtemps. 

Je relis ma conclusion : Cet homme m'a apporté tellement de jolies choses, il a été mon rayon de soleil, mon moteur, pendant ces 6 derniers mois. Et pour ça le je remercie tellement. Parce que d'ici quelques mois, quand la douleur s'estompera, il me restera ça. De très très jolis souvenirs. 

Ou comment se voiler la face. J'ai limite envie de vomir en me relisant. 

J'suis comme ça moi, j'suis cool. Je pardonne tout et surtout je ferme les yeux.

Et pendant des mois j'ai vécu dans le souvenir, sans rancoeur aucune. Puis le voile est tombé. Twitter a parlé (petit coquin celui là des fois, il a les oreilles qui traînent dans tous les coins et c'est pas joli joli crois moi). Je passe sur l'épisode : "on restera amis parce que t'es trop cool comme meuf" qui tiendra pas 3 mois (juste le temps de se déculpabiliser suffisamment je suppose). 

Tiens ça m'a fait un peu comme quand j'ai appris que le Père Noël n'existait pas... me suis sentie HYPER conne. Genre tu joues gentiment là-haut avec les Bisounours et puis PAF, tiens prends toi ça dans la gueule. 

Bon je rentrerai pas dans les détails, ça vaut pas le coup (puis laissons les oreilles de Twitter en paix, on sait jamais ça peut toujours servir).

Un an est passé, donc il n' y a pas de haine ni de rancoeur (je ne suis que joie et allégresse)... juste de la navrabilité totale (on avait dit que j'avais le droit d'inventer des mots). L'eau est passée sous les ponts (t'as vu comme j'adore les métaphores avec de l'eau ? le vase, toussa...) mais j'avais juste envie de dire à la personne qui m'a salie en racontant ma vie intime à Paul et Jacques (des choses qui étaient censées rester des secrets, des trucs que j'avais dit dans l'intimité et la confiance de l'amour qu'il y avait à ce moment là... tu vois ce que je veux dire, j'en suis sûre),... j'ai envie de lui dire que ça lui retombera sur la gueule à un moment ou a un autre et qu'il l'aura pas volé. BIG BROTHER IS WATCHING YOU TOO !

Ma grande naïveté sur la bienveillance des gens me faire sourire... parfois. Ce moment où tu te réveilles et te prends dans la gueule l'hypocrisie totale de personnes à qui tu as limite voué un culte. Non parce que moi tu vois, je suis pas UN PEU conne, non seulement je suis cool et pas rancunière mais en plus je vais jusqu'à encencer la personne qui va par la suite me traîner dans la boue pour augmenter sa côte de popularité. Dingue non ?

Mais stop. C'est bel et bien terminé tout ça. J'avais juste besoin de cracher le dernier morceau que j'avais dans la gorge. C'est chose faite. Maintenant, la vie reprend son cours, on ferme la porte et on oublie. 

A bon entendeur, salut. 

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Rédigé par A L I