Publié le 6 Mars 2014

Quand j'étais très jeune (hier en fait) j'étais amoureuse d'un canadien. Forcément c'était pas pratique parce qu'il habitait au Canada (je te laisse comprendre la difficulté par toi même). Jeune et insouciante, prête à conquérir le monde, je m'organisais tant bien que mal pour pouvoir traverser l'océan de manière définitive (je pensais à l'époque que la vie était facile et que ce serait relativement finger in the nose, je me trompais lourdement, mais c'est une autre histoire).

Outre atlantique, mon cher et tendre ne faisait pas grand chose pour me faciliter la chose et avait utilisé l'argent gagné à un jeu de grattage pour s'acheter un ordinateur (au lieu de venir me voir). J'aurais dû sentir à cette époque que le vent ne soufflait par ouest-est mais rappelle toi... j'étais jeune et insouciante.

BREF (non parce qu'en fait ce que je raconte là n'a pas grand intérêt pour la suite)... au moment où je devenais pressante sur ma venue et après un an et demi de relation (très longue distance), l'être aimé m'a envoyé un mail ,  pour me dire que ça pouvait plus durer parce qu'il faisait trop de "panic attack". QUOI ? COMMENT ? QUOI QU'EST-CE ?

J'ai vraiment cru à cette époque, qu'il se foutait de ma gueule. Qu'il avait rien trouvé de mieux que la crise d'angoisse pour me larguer. Parce que pour moi, ça n'existait que dans la tête ces trucs là.

Et donc tu viens de comprendre que si je t'ai raconté tout ça, c'est parce que j'ai vraiment changé d'avis sur la question depuis. 

Je ne sais plus exactement à quand remonte mon anxiété. Mais il me semble que ça date de ma première grossesse. Avant ça je ressentais du stress parfois, mais ça avait toujours une raison... un exam, quand je me suis perdue dans l'aéroport de Toronto avec deux valises de 20 kg chacune à trimabller, un discours devant 200 personnes, mon premier jour de chargé de cours devant une classe de DEUG... les mains moites, les palpitations et le bide en vrac. Normal quoi. Des sensations humaines très ponctuelles.

Et puis un jour, ça a commencé à devenir plus fréquent, à se produire sans raison apparentes ou connues... et avec les années, ça s'est aggravé. Pour devenir carrément handicapant. Ont commencé alors des crises d'arogaphobie et de claustrophobie. Je sortais de moins en moins, je me repliais sur moi même. 

Mais je restais soft sur les anxyolitiques. C'était uniquement en cas de grosses crises souvent liées à l'état de santé de mes enfants. 

Quand l'Ex-mari est parti, je suis passée à la vitesse supérieure. Il fallait tenir le coup pour les enfants, ne pas s'effondrer. J'en prenais souvent pour dormir, dès que je sentais poindre une crise. 

Mais petit à petit, même quand ça allait bien mieux dans ma vie, les crises se sont fait de plus en plus violentes. Et sans que j'en explique la raison. 

La peur domine systématiquement... mais la peur de quoi ? C'est un mystère. Les symptômes sont bien évidemment invisibles pour les autres : oppression thoracique, mal au ventre, palpitations, jambes coupées, nausées (ça peut aller jusqu'aux vomissements dans mon cas), tremblement, bouffées de chaleur, hyperventilation (là ça commence à se voir), impression que tu vas mourir, alors que tu sais pertinemment que non. Et parfois, ça se termine dans mon cas en crises de tétanie. 

Puis un jour, j'ai fait une dépression. Ou en tous cas un gros gros burn out. Complètement au fond du trou j'ai fini par céder au traitement d'anti-dépresseurs après 3 semaines de lutte sans résultat. C'était un gros échec pour moi, je pensais que j'étais assez forte pour lutter contre ça. 

Une fois que le traitement a commencé à faire effet, les crises d'angoisses se sont espacées... pour finalement complètement disparaître. Ce fut pour moi un soulagement ENORME. Je ne le sentais plus, ce truc qui me bouffait de l'intérieur. C'était vraiment magique.

J'ai réduit la dose des anti-dépresseurs assez vite et ça allait bien. Ca allait tellement bien que je les oubliais très souvent. Donc, j'ai fini par arrêter. Après 4 jours d'oubli, je me suis dis que ça valait mieux

Aujourd'hui ça fait 4 mois. Il aura fallu 4 mois pour que l'angoisse, cette petite salope vicieuse, revienne. Doucement d'abord, me faisant croire que je pourrais la gérer. Puis un mauvais sommeil, la reprise progressive d'anxyolithiques, auront eu raison de ma "volonté". 

Tout ça arrive malgré tout l'amour et le soutien que je reçois tous les jours. 

Evidemment, je vis ça comme un échec, encore une fois. Même si ma psy me dit que je manque juste de sérotonine et que je n'y suis pour rien. Alors j'essaie de la croire. 

Ce que je sais c'est que je ne veux plus vivre avec la boule au ventre en permanence. Pour l'instant c'est le seul truc qui compte. Parce qu'il faut avancer, encore, faire des projets,... et avec ça c'est pas possible. 

Cette petite molécule me permet de le faire, alors je vais la reprendre.  

 

 

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Rédigé par A L I

Publié le 2 Février 2014

 

Je n'ai jamais avorté. Et j'ai énormément de chance. Parce que j'aurai pu. Je n'ai pas eu des tonnes de partenaires au regard de ma vie maritale de 10 ans, mais j'en ai eu un certain nombre. Je n'ai pas pris la pilule très longtemps (qui reste selon moi une saloperie absolue pour le corps de la femme) et pour moi, le préservatif restait la solution la plus respectueuse de mon corps. Mais c'était sans compter sur certains de mes partenaires pour qui ce préservatif était une entrave manifeste à leur plaisir et à leur virilité. Et faible que j'étais, à plusieurs reprises, je me suis laissée faire... sans. J'étais jeune et insouciante. Non même pas... j'étais con.  Mais ça ne s'est pas produit qu'une seule fois (donc j'ai été con plusieurs fois). J'aurai donc pu être enceinte sans l'avoir voulu. Et j'aurais été seule responsable (oui non parce que les mecs en question, crois moi que je suis sûre qu'ils auraient eu vite fait de prendre leurs jambes à leur cou, l'avenir me le confirma rapidement).

Donc je me serai retrouvée mère à 18 ans. Aujourd'hui mon fils aurait 18 ans. Mais ça serait cool, on irait en boite ensemble, il pourrait ramener sa mère bourrée à la maison, mère sûrement sans emploi ou avec de petits jobs miséreux (parce que clairement avec un bébé à 18 ans, seule, on fait pas les 9 ans d'études nécessaires à son épanouissement personnel). 

Donc j'ai eu de la chance. Juste de la chance. Et donc je ne m'estime pas du tout mieux qu'une autre... Moi j'ai jamais avorté, mais j'ai eu super chaud au cul. 

(Ils m'avaient dit "tu prendras la pilule du lendemain, franchement c'est rien." Oui connard c'est rien, c'est juste un chamboulement hormonal pour un mois, mais t'as raison c'est que dalle contre un coup de bite sans capote.")

 

 

J'entends beaucoup, ces derniers temps, ce gens dirent : "un enfant a besoin d'un papa et d'une maman". ET BEN CROIS MOI que si les femmes ne pouvaient plus avorter y aurait un armée de gamins avec JUSTE UNE MAMAN !

Parce que finalement, quand en Espagne, on décide de ne plus laisser les femmes avorter, on parle pas d'obliger les pères à assumer leur paternité. JAMAIS. 

Demerdez vous les filles, vous aviez qu'à pas coucher, c'est mal. Les hommes, eux, c'est pas leur problème (bon attention, je ne généralise pas, je sais qu'il y a plein d'hommes qui prennent leur rôle de père très au sérieux (coeurs sur eux)... mais reconnaissons le, se retrouver avec un gosse collé à vie aux basques à cause d'une histoire d'un soir, ça vous emballe moyen). Et bien nous aussi en fait. 

Alors certes, on aurait dû faire plus attention. Mais c'est TROP TARD. 

Je me rends compte que les plus virulents sur le sujet sont bien souvent des femmes... et là je reste sans voix. Je ne comprends pas. Est-ce qu'elles n'ont aucune empathie ? Est-ce qu'elles ne se rendent pas compte de la chance qu'elles ont eu jusque là ? 

On entendait Marine Le Pen dire à la radio "certaines femmes se servent de l'avortement comme moyen de contraception".... Toi aussi tu entends souvent "J'utilise l'avortement comme moyen de contraction, c'est pratique, sans contrainte et pas douloureux." JAMAIS

Ce terme "avortement de confort" est à gerber (un peu comme celui de césarienne de confort d'ailleurs en passant) et je suis de celles qui pensent que toute décision allant dans ce sens ne se fait JAMAIS avec facilité et comporte systématiquement une situation de détresse... physique, psychologique ou matérielle. On ne décide JAMAIS de gaieté de coeur de mettre fin à la plus belle chose qui peut arriver dans la vie. Parce que dans de mauvaises conditions, cette chose peut devenir le pire cauchemar (et on est d'accord que même quand tu l'as voulu au plus profond de tes entrailles, des fois tu te mords sacrément les doigts.)

Rappelons aussi que 0,5 % des femmes tombent enceintes quelque soit leur contraceptif. C'est peu mais ça existe. 

Il paraît aussi que 3 IVG sur 4 concernent des femmes sous contraceptifs (donc y a qu'un IVG sur 4 qui concernent de grosses connes inconscientes comme moi). 

Votons donc pour l'abstinence sexuelle ! Qui est pour ? 

Alors probablement que dans le lots de l'humanité féminine, il y a des femmes pour qui l'avortement, c'est rien ou pas grand chose... mais je pense sincèrement qu'elles sont une poignée et je ne suis pas certaine que toutes les autres doivent payées pour elles. 

Les femmes que je connais qui ont avorté ont souffert et souffrent encore pour certaines. 

Je suis très triste de voir que ce droit fondamental pour la liberté puisse être aujourd'hui entravée par des idées moyenâgeuses et nauséabondes. 

Il faut que les femmes, les couples, puissent continuer à décider en pleine conscience et avec envie d'accueillir un enfant dans leur vie. Et il faut que les femmes qui ne le peuvent pas puissent bénéficier de toute la sécurité physique et psychologique possible autour de cet acte difficile. 

Crédit photo : Keystone

Crédit photo : Keystone

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Rédigé par A L I

Publié le 19 Janvier 2014

Tu connais ? .

Cet outil merveilleux nous vient de la pédagogie Montessori. Si tu connais pas non plus tu vas te culturer un peu sur Wikipedia et tu reviens.

Pour un petit enfant, le temps est une notion totalement abstraite. Tu as pu t'en rendre compte avec tes bambins.

- Maman, c'est quand demain ?

- Maman quand j'étais grand j'aimais le fromage. 

- Maman, demain j'ai pas dormi à la sieste

- Maman, hier, je vais aller chez mon copain. 

Bon bref ils pipent que dalle (mes enfants commencent absolument toutes leurs phrases par "Maman" #mourir)

Et toi, tu te dis mais p***** c'est facile pourquoi ils comprennent rien ces gosses. Mais en fait t'es pas foutu de leur expliquer correctement. 

Alors on connait TOUS le "C'est dans 4 dodos que le Père Noël va venir te pourrir de cadeaux qu'on sait plus ou les mettre tellement on est con d'en acheter autant

Mais finalement 4 dodos, même si ça parait moins abstrait, ça l'est quand même (surtout pour un gamin qui ne sait pas compter (huhu))

Alors il existe un truc tout con qui s'appelle la Ligne du temps, mais qu'on pourrait appeler aussi frise chronologique (mais personnellement ça me fait trop penser à mes cours d'histoires de primaires et les Mérovingiens, les Capétiens et tout le bordel.) Mais finalement, quand tu y penses, de voir cette frise, ça t'as vachement aidé à comprendre l'histoire, nan ? Ben là c'est pareil. 

Sauf qu'on part pas de l'ère préhistorique là, on part juste du mois de janvier. 

Et quand les questions : 

- Maman, c'est quand qu'on va chez Papa ?

- Maman, c'est quand les vacances ?

- Maman, c'est quand mon anniversaire ?

Ben là PAF : la ligne du temps ! (que tu as préalablement accrochée sur un mur dans leur chambre/ couloir/ salon (si vraiment t'es à donf).)

Alors la ligne du temps, t'es libre, tu peux la fabriquer toi même (mais sache qu'il te faudra du temps, beaucoup de temps), la trouver dans ce magnifique petit livre, ou encore et ce fut mon choix cette année, la commander on the web sur pour la modique somme de 2 € (s'pas cher hein ?)

(C'était la minute pub gratos, mais on parle là d'une asso à but non lucratif donc à soutenir !)

Parce que je la trouve très belle.Je l'ai imprimée, plastifiée, découpée et collée au mur et TaDAM.

Bon maintenant je fabrique les petites étiquettes de tous les évênements importants : vacances, anniversaires, fêtes, etc... (tout n'est pas servi sur un plateau d'argent non plus, faut pas déconner) et puis c'est parti. 

 

La ligne du temps
La ligne du temps

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Publié le 7 Janvier 2014

J'aime bien les débuts d'années... c'est le temps des bonnes résolutions et j'adore les bonnes résolutions. D'ailleurs je les fais pas seulement en début d'année... je les fais dès que je sens que j'en ai besoin, que le moral baisse ou que les kilos s'installent.

Mais le début d'année pour moi c'est aussi le temps du repos (bien mérité). Mon travail est très saisonnier, et si je ne touche quasiment pas le sol de mai à septembre et que ça recommence de mi-novembre à fin décembre, les mois de janvier, février et mars sont beaucoup plus cool. Et cette perspective est parfaite pour faire des projets et changer ses habitudes... d'où les bonnes résolutions

Donc si t'as bien compris, je les tiens en général 3 mois. Ce qui, je trouve est déjà pas mal (autosatisfaction inside). Parce que soyons très honnête, tenir un rythme idéal toute l'année, c'est pas possible. Ou comment ne pas placer la barre trop haut. 

Donc on a décidé de refaire du sport. Bon on a pas arrêté non plus cette année. Ca fait un an que je me défonce au badminton tous les mercredi. Ok avec les enfants, les règles et la flemme c'est environ toutes les 3 semaines mais c'est mieux que rien HEIN. 

#MonAmour aime marcher. A la base moi pas. Mais finalement, je découvre que c'est bien sympa une fois qu'on est lancé, donc on a décidé de faire ça une fois par semaine... environ deux heures de marche à un bon rythme... on découvre du pays et on se dépense. Bon pour l'instant qu'une balade à notre actif depuis le début d'année... c'est raisonnable on est le 7 !! (mais en vrai j'ai mes règles et je douille ma mère en ce moment donc je suis dispensée)

La nouveauté de l'année ce sera la piscine. Ma jolie petite ville est dotée depuis l'année dernière d'une piscine couverte et un an plus tard, il va être temps d'aller la découvrir. Objectif une fois par semaine. Zéro fois au compteur pour l'instant, mais on a craqué pour les thermes pour débuter l'année... deux heures de barbotage dans de l'eau chaude avec hammam, jaccuzzi, bain japonais, sauna, et lumière de wood. Bon ça c'est à faire au moins une fois tous les deux mois... pour le moral. C'est super important le moral. 

Tout ça c'est sur prescription médicale. Il paraît que je suis stressée a dit le médecin que je suis allée consulter pour insomnies depuis quelques jours. Donc il faut faire un max de sport (et si dans la foulée je peux perdre les 4 kilos qui se sont installés depuis l'automne et qui me plaisent pas du tout, ce sera pas un luxe).

 

Sinon quand je relis mes résolutions de l'année dernière, je vois que sur certains points j'ai bien progressé et ça me fait plaisir. 

Bon les abdos, je laisse toujours tomber genre en février/mars mais c'est normal. Mais j'ai carrément trouver comment réorganiser mon temps et moins procrastiner. Le problème c'est que je fais plein de choses... donc je vais vraiment au fond de rien... un peu de couture, un peu de lecture, un peu de peinture, etc... mais finalement on s'en fout un peu non ? L'idée c'est de faire des trucs et de se faire plaisir et ça ça marche pas mal.

Je vais chez l'esthéticienne une fois par mois (ok des fois l'hiver c'est 6 semaines mais jamais plus)

Je me suis remis aux abdos depuis mi-décembre (grève depuis 2 jours à cause de ces putains de règles)

Je me suis mis pas mal de vernis et puis finalement j'ai arrêté. Ca me détruit trop les ongles

Je garde la table de la cuisine rangée (oui oui oui madame et monsieur !)

J'ai commencé à trier ma malle à tissus. mais elle ressemble au sac de Mary Poppins et j'en vois pas le fond. S'pas ma faute.

Je lis beaucoup plus souvent et ça c'est hyper cool. Je m'autorise des plages horaires réservées qu'à ça et ça marche. Plus on lit et plus on a envie de lire... c'est prouvé. Du coup, le soir, assez souvent, au lieu de regarder la télé au lit, je lis :)

J'ai pas invité des gens chez moi plus souvent. Bon faut dire qu'à l'époque j'étais seule. Maintenant je suis plus seule et ce besoin s'est donc beaucoup moins fait sentir. Donc l'idée reste d'actualité pour cette année.

Pour ce qui est des vacances sans les enfants... je l'ai fait :) Mais du coup cette année, ça sera avec ! Parce que le portefeuille n'est pas extensible et donc faut faire un choix et que ça va être super cool de partir à 4 cette année !

J'ai pas été du tout assidue à ce blog. Je le confesse. Mais encore une fois s'pas ma faute... mon ordinateur portable m'a lâché et ça a considérablement compliqué les choses tu l'imagines bien. Donc GRAVE que cette année, c'est l'année de mon blog (parce que j'ai un nouvel ordi tout mignon)

Donc le bilan est positif je trouve... J'ai commencé l'année seule et malheureuse, je la termine en couple et heureuse (même si aujourd'hui mon bonheur est beaucoup plus difficile à atteindre qu'avant (mais ce sera le sujet d'un autre article).

Cette année aura été celle du travail sur soi. La seule chose négative c'est peut-être qu'il est loin d'être fini. 

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Rédigé par A L I

Publié le 3 Janvier 2014

Un gros mot encore pour beaucoup...

C'est avec un peu de recul que je me permets aujourd'hui d'en parler et probablement d'enfoncer des portes ouvertes.

2 ans et des brouettes de garde alternée pour mes chers bambins, qui je le rappelle au moment des faits, avaient 2 et 5 ans.

Ce choix de ce mode de garde n'est pas de mon fait. Même qu'au tout départ, l'ex-mari étant allé consulter une avocate avant de me dire qu'il me quittait, s'était renseigné sur la question et au moment de la séparation m'avait dit que c'était comme ça maintenant, que la garde alternée se pratiquait obligatoirement (sauf cas exceptionnel). Moi je l'ai cru hein.

Bon au final, que la vérité soit différente importe peu. Ce qui comptait pour moi à l'époque (et encore maintenant) c'est que cet homme, qui me faisait défaut en tant que mari, comptait assumer son rôle de père et c'était ça LE principal.

Non parce que j'ai jamais été la mère ultra maternelle qui lâche pas ses gosses... chez nous le partage des tâches était équitable et en particulier en ce qui concernait les enfants. Donc il était logique que ce partage continue dans la séparation.

Et puis autant te le dire ici, je travaille et ce travail n'est pas hyper compatible avec la vie de famille.

Bien sür pour moi, ce fut un sacré crève-coeur au début... et deux ans après, ça l'est toujours par moment. Mon Highlander d'amour n'avait que 2 ans... et même si par moment il était chiant comme une moule accrochée à son rocher (j'étais le rocher, il était la moule), c'était MON BÉBÉ ! Se retrouver toute seule au début, ça a été dur, très dur. On passe d'une vie de famille à 4 à... rien. En plus c'était l'hiver, la saison creuse pour moi, même pas de quoi m'occuper professionnellement pour tuer le temps.

Pour mon Chameau, c'était moins dur. Il avait toujours été très proche de son père (et il l'est toujours d'ailleurs).

Une amie m'avait dit : "Tu verras, bientôt, tu vas adorer ça !" Bon j'en suis jamais arrivée là... mais très vite les ramener chez leur père le vendredi soir fut un réel soulagement. S'occuper seule de 2 enfants, je savais pas faire et je faisais mal. Je profitais de rien... les semaines sans eux étaient déprimantes, et les semaines avec eux assommantes. Highlander en était à l'âge du "j'ai pas sommeil le soir" et c'était l'enfer. A deux c'était encore à peu près gérable... toute seule... j'ai passé des soirées entières à pleurer devant la porte de sa chambre.

Bref c'était pas rigolo quoi. Mais j'avais une semaine sur deux pour me remettre.

Aujourd'hui j'arrive de plus en plus à "apprécier" leur absence mais également, leur présence. Parce que je ne vis plus seule depuis 7 mois et ça, ça a énormément changé la donne. Retrouver une vraie vie de famille, être deux pour s'occuper des enfants, ne plus être seule quand ils ne sont pas là. Tout ça fait que je vis la situation beaucoup mieux qu'auparavant (je profite de cette tribune pour remercier #MonAmour pour son investissement dans la vie des mes enfants, son intégration en tant que "beau-père" s'est faite doucement et sans heurt... avec beaucoup d'intelligence, de respect et d'écoute de sa part). 

Mais et eux dans tout ça ?

Parce que finalement, dès le départ on se dit qu'il n'y a qu'eux qui comptent. Puis finalement, on réalise que leur épanouissement passe aussi malheureusement par le nôtre et que d'être malheureux ne les rendra définitivement pas heureux.

A l'époque j'avais lu des horreurs qui m'avait fait franchement douté du bien fondé de la décision de l'ExMari. La garde alternée était et est toujours inenvisageable pour des enfants de moins de six ans... ne parlons même pas des moins de trois ans pour qui cela s'assimile à de la maltraitance à en lire certains. Imagine vaguement la culpabilité qui m'assaillait à ce genre de lecture.

Aujourd'hui je sais que la résidence alternée impose quelques règles...

- une résidence des parents proche. L'enfant doit vivre dans la même ville, évidemment fréquenter la même école et faire les mêmes activités.

- une parfaite entente (si si c'est possible) entre les parents et donc une grande communication. Pour le partage des frais, notamment, c'est primordial.

- un niveau de vie (financier) équivalent ou à peu près.

- des règles de vie relativement similaires...même s'il y a des choses que l'on a le droit de faire chez Maman et pas chez Papa et inversement (genre chez Papa on mange des glaces à tous les repas et chez Maman y a la télé et la Wii... chacun ses petits plaisirs !). Disons que la ligne éducative doit rester cohérente d'où l'exigence d'une bonne entente entre les parents.

Bien sûr, il ne s'agit que d'un témoignage de ma situation... et pour l'instant (je ne décide pas que tout est gagné mais) ça va bien. Jamais de pleurs ou de signes d'angoisse quand il faut changer de domicile, ils sont même plutôt contents et excités quand le vendredi soir arrive. On entend évidemment régulièrement des "JE VEUUUUX PAPAAAAAA" lorsqu'il y a contrariété... ce qui finalement arrivait déjà quand on était pas divorcé.

Pour moi, le principal dans tout ça, c'est que mes enfants ont un père qui est aussi présent que leur mère, autant investi dans leur éducation et dans leur épanouissement.

On s'est dit que quand ils seraient ados, il décideraient eux même du rythme de l'alternance et qu'ils seraient libres d'aller chez qui ils veulent. Ils ont deux maisons, une à la ville et une à la campagne, y a pire ;) Ils pourront même décider qu'ils ne veulent plus de cette alternance et vivre chez l'un ou l'autre. Mais pour l'instant ils ont besoin de nous deux et on a tout les deux besoin d'eux. Le couple est mort mais la famille persiste malgré tout. Pour l'instant on répond le plus possible à leur besoin de voir l'un ou l'autre... quand je leur manque, je passe les voir chez leur père et inversement. Ils savent qu'on est là tous les deux pour eux. 

 

Le fait qu'ils soient deux et vivent tout ça ensemble m'a beaucoup réconforté personnellement. Ils gardaient un repère stable... leur frère. Cet épisode les a énormément rapproché. Evidemment je ne sais pas quelle serait leur entente aujourd'hui s'il n'y avait pas eu de divorce, mais aujourd'hui j'ai deux petits garçons hyper complices et ça me plait.

Bref, tout ça pour dire que OUI ça peut bien se passer une garde alternée (ok on en reparle à l'adolescence) avec de bons ingrédients, c'est d'après moi, une solution épanouissante pour tous. 

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Rédigé par A L I

Publié le 12 Novembre 2013

Il y a 2 ans, c'était la chute. La vie s'écroule. Tes projets, ta confiance, ton avenir... mais tu survis. Pas trop mal même. Tu t'en étonnes toi même. Parce qu'il n'y a pas que ta vie sentimentale et familiale qui est bouleversée dans tout ça, ta vie professionnelle prend un gros pet aussi. Mais ça va quoi, en quelques semaines tu relèves la tête et tu repars, droit devant... sans regarder où tu marches.

Et tu tombes sur ça. Vite en plus, genre 3 mois après la chute. Tu te dis que t'as trop de chance, que la vie est super cool avec toi. Mais bon, sûrement que tu le mérites.

Mais en fait non. Il y a 1 an c'est la RE chute. Celle là, elle fait mal. Avec du recul, je sais que c'est pas l'histoire ni sa fin en elle même qui fait mal (même si c'est pas le moment le plus fun de ma vie). C'est juste une minuscule petite goutte d'eau qui vient faire déborder un vase qu'on avait pas pensé à vider avant. Mais putain je douille

Certains vont me dire que je radote, que c'est bon... on la connaît ton histoire... (mais en vrai on s'en fout de ce que tu penses).

C'est l'heure du bilan. L'heure de fermer le livre et d'en ouvrir un autre. Parce que cette histoire m'a hanté trop longtemps. 

Je relis ma conclusion : Cet homme m'a apporté tellement de jolies choses, il a été mon rayon de soleil, mon moteur, pendant ces 6 derniers mois. Et pour ça le je remercie tellement. Parce que d'ici quelques mois, quand la douleur s'estompera, il me restera ça. De très très jolis souvenirs. 

Ou comment se voiler la face. J'ai limite envie de vomir en me relisant. 

J'suis comme ça moi, j'suis cool. Je pardonne tout et surtout je ferme les yeux.

Et pendant des mois j'ai vécu dans le souvenir, sans rancoeur aucune. Puis le voile est tombé. Twitter a parlé (petit coquin celui là des fois, il a les oreilles qui traînent dans tous les coins et c'est pas joli joli crois moi). Je passe sur l'épisode : "on restera amis parce que t'es trop cool comme meuf" qui tiendra pas 3 mois (juste le temps de se déculpabiliser suffisamment je suppose). 

Tiens ça m'a fait un peu comme quand j'ai appris que le Père Noël n'existait pas... me suis sentie HYPER conne. Genre tu joues gentiment là-haut avec les Bisounours et puis PAF, tiens prends toi ça dans la gueule. 

Bon je rentrerai pas dans les détails, ça vaut pas le coup (puis laissons les oreilles de Twitter en paix, on sait jamais ça peut toujours servir).

Un an est passé, donc il n' y a pas de haine ni de rancoeur (je ne suis que joie et allégresse)... juste de la navrabilité totale (on avait dit que j'avais le droit d'inventer des mots). L'eau est passée sous les ponts (t'as vu comme j'adore les métaphores avec de l'eau ? le vase, toussa...) mais j'avais juste envie de dire à la personne qui m'a salie en racontant ma vie intime à Paul et Jacques (des choses qui étaient censées rester des secrets, des trucs que j'avais dit dans l'intimité et la confiance de l'amour qu'il y avait à ce moment là... tu vois ce que je veux dire, j'en suis sûre),... j'ai envie de lui dire que ça lui retombera sur la gueule à un moment ou a un autre et qu'il l'aura pas volé. BIG BROTHER IS WATCHING YOU TOO !

Ma grande naïveté sur la bienveillance des gens me faire sourire... parfois. Ce moment où tu te réveilles et te prends dans la gueule l'hypocrisie totale de personnes à qui tu as limite voué un culte. Non parce que moi tu vois, je suis pas UN PEU conne, non seulement je suis cool et pas rancunière mais en plus je vais jusqu'à encencer la personne qui va par la suite me traîner dans la boue pour augmenter sa côte de popularité. Dingue non ?

Mais stop. C'est bel et bien terminé tout ça. J'avais juste besoin de cracher le dernier morceau que j'avais dans la gorge. C'est chose faite. Maintenant, la vie reprend son cours, on ferme la porte et on oublie. 

A bon entendeur, salut. 

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Rédigé par A L I

Publié le 16 Octobre 2013

Oh toi, voyageur égaré... si tu n'as pas d'enfant en bas âge, repasse plus tard...

Je vends mes couches. Enfin celles d'Highlander en vrai. Tu sais, celles ... ces fameuses couches hybrides. 

Je te les propose à toi... en exclusivité mondiale... (ne suis-je pas formidablement généreuse ?)

Je ne te cacherai pas le prix initial... http://www.bebe-au-naturel.com/grovia. Je vends le lot de 6 culottes grovia, 11 pads lavables, 14 jetables + 1 rouleau de feuille de protections de je sais plus quelle marque.... 100 € (+ frais de port) au lieu d'environ 300 € pour du neuf. 

Mais pas que... comme j'ai pas envie d'attendre 3 ans... je les vends aussi à l'unité... une culotte + 2 pads lavables + 2 jetables = 15 € (si t'as juste envie d'essayer avant de te lancer dans la grande aventure)... donc bref si j'en vends à l'unité, le prix du lot, qui sera moins important, baissera EVIDEMMENT ! Tu suis ?

Bref si t'as envie d'essayer les couches lavables pour pas cher, c'est le moment. T'as le droit de faire passer l'info si tu connais des gens que ça pourrait intéresser of course. 

Attention je vends aussi... une couche P'tit Dessous en velours vert (P'tit Toudou) taille 2 (9-16 kg), avec 2 pads en microfibres et 1 en velours + une culotte de protection Bummis taille 2 pour la modique somme de 12 € (+frais de port)

Mais encore... une couche TE2 FuzzyBunz bleu pâle quasi neuve avec deux pads en microfibres quasi neufs aussi pour 8 €.

Et enfin une magnifique culotte d'apprentissage Popolini (servie une fois ou deux à tout casser) pour 10 € 

Bon y a les photos en dessous (je sais plus comment les intégrer dans l'article avec cette connerie de nouvelle interface d'over-blog) et il faut cliquer dessus pour les voir en entier (si qu'un à la bravitude de me faire un tuto, je suis preneuse). 

Tu sais tout. Tu me contactes en commentaire ici même ou par mail à alidanslaprairie(at)gmail.com si le sujet des couches te passionne (et accessoirement si ça tu veux en acheter)... parce que ma passion à moi s'est arrêté là en fait. Les couches c'est FINI. 

(ce billet s'autodétruira dès que je n'aurai plus de couche lavables chez moi)

 

Couches lavables hybrides Grovia
Couches lavables hybrides Grovia
Couches lavables hybrides Grovia
Couches lavables hybrides Grovia

Couches lavables hybrides Grovia

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Rédigé par A L I

Publié le 27 Septembre 2013

Je n'aime pas le mois de septembre. Y a RIEN à faire, je ne m'y fais pas.

Pourtant il s'annonce toujours comme un soulagement bien mérité, comme un souffle dans la frénésie de l'été. Je répète 63000 fois "Vivement le mois de septembre" à qui veut bien m'entendre. 

Mais non. 

C'est le moment où je me rends compte que ce n'est plus possible de repousser, de laisser de côté...

Il y a la maison... remplie de poussière  et de toiles d'araignées.

Il y a les amis, délaissés depuis des mois.

Il y a Mon Amour, délaissé aussi depuis des mois. 

Il y a les enfants, à qui j'avais promis de consacrer du temps... à la rentrée. 

Alors on pourrait croire que je branle rien hein. Et ben non même pas. Je fais tout un tas de petites choses, qui finalement me font du bien tout de même. Mais la montagne est toujours là. Et elle me paraît tellement infranchissable par moment. 

Pourtant, je sais bien que c'est une toute petite montagne. C'est peut-être même une colline. Mais je me sens toute petite petite. 

Alors j'enlève un peu de poussière par là, je trimbale les enfants à droite à gauche en me donnant l'impression de m'en occuper, je fais une quiche, je vais prendre un petit déjeuner avec Mon Amour, j'arrose mes tomates (oui en septembre, j'ai décidé de faire pousser des tomates)... mais au final, je ne suis pas satisfaite. Je voudrais en faire 100 fois plus et ne jamais être fatiguée. Mais je suis tout le temps fatiguée. 

J'ai l'impression d'être noyée dans une flaque d'eau. 

Ce n'est que le mois de septembre et je me dis que ce n'est qu'un mauvais moment à passer. 

Après si l'on considère les mois de septembre des deux années précédentes... finalement, on va relativiser :)

(à ceux qui trouvent que je me plains tout le temps, ben oui, je me plains tout le temps.. et TOC)

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Rédigé par A L I

Publié le 16 Septembre 2013

Je sais que tu rêves que je te parle de ma vie, tu attends ça depuis des mois (mais y a que toi je te rassure)... mais non je passe juste par là parce que je viens de finir un livre et que j'avais une petite envie de t'en parler.

Non il ne s'agit pas de Ken Follet (même si je me régale en ce moment de la nouvelle saga) mais de... (l'image est pourrie mais je l'ai piqué sur son blog, c'est donc de SA faute) Bon ok, le bouquin est sorti y a 3 années lumières au moins, mais vieux motard que j'aimais.

LES MAMANS TESTENT de Marie Perarnau.

Mon livre

J'ai acheté ce livre y a un moment pour la soeurette enceinte et elle a eu la gentillesse de me le prêter ensuite.

Ben je me suis fendue la gueule. Si si. 

Et ça faisait même longtemps que ça ne m'était pas arrivé en lisant. De vrais éclats de rire en pleine lecture. Et c'est bon par là où ça passe. 

La recette peut paraître facile... ça n'est visiblement que du VECU et ça, ça a un côté hyper rassurant... les gosses sont tous les mêmes, de petits clônes ces nains, nés pour pourrir leurs parents. Rajoutons à ça un ton et un style qui ont fait leur preuve sur le blog de la dame et la recette est délicieuse. Même que j'en voudrais d'autres des livres comme ça. Cette façon de dédramatiser tous ces petits emmerdes du quotidien qui nous donnent parfois envie de regretter ce moment de perdition sexuelle qui a conduit à engendrer ces bestioles. 

Bon on oublie pas que Marie Perarnau, non contente d'avoir un humour à me faire pisser à la culotte et en plus drôlement sympathique... une très chouette fille quoi :)

A lire, à offrir à tous les parents qui ont besoin de se détendre (ouais bon... tous, ok).

(bien entendu ce billet n'est nullement sponsorisé... c'est juste mon coeur qui parle... Marie... Je t'aime... (bon j'arrête))

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Rédigé par A L I

Publié le 6 Septembre 2013

Après 45 jours d'inactivités... Over-Blog vous fout des pubs de merde sur votre blog.... etc... bref, ok c'est bon, j'ai compris... ça fait un bail que je n'ai pas mis les pieds ici. Mes lecteurs ont déserté et c'est bien normal.

Dans ma liste de bonnes résolutions, refaire vivre ce blog avec des trucs intéressants apparaît en tête. Mais ce n'est pas AUSSI facile (surtout de dire des trucs intéressants).

Tu sais que ces deux dernières années n'ont pas été faciles pour moi. Mais on dirait que la vie reprend de façon sympathique... laissons la faire.

L'été est fini (merci) mais les journées passent quasiment toujours aussi vite (vivement l'hiver ^^)

Bref toujours est-il que ça me manque, donc je vais essayer (j'ai bien dit essayer) de m'y astreindre à nouveau.

A tout à l'heure donc.

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Rédigé par A L I