Peut-être que celle ci... bien tardive, je te l'accorde, sera la dernière (sauf si tu
crèves d'envie que ton histoire soit publiée bien sûr, auquel cas je me ferais un plaisir de le faire)
C'est l'histoire de l'adorable @MadameSioux, qui a eu la gentille de m'écrire sa rencontre... il y a longtemps (bordel, y a presque un an !
J'ai honte) Chez toi aussi le temps passe affreusement vite et du coup tu ne m'en voudras qu'un tout petit peu... hein ?
Bref, je la gardais bien au chaud en attendant de te la livrer... la voici :
Mr Sioux, je l’ai rencontré pendant mes études. On était sur le même campus. J’avais 21 ans.
Des copines célibataires et moi avions tanné le pote de l’une d’entre elles pour qu’il nous présente ses copains (presque tous célibataires aussi). Une soirée
raclette avait été organisée.
J’ai tout de suite remarqué Mr Sioux… parce qu’il avait le même prénom que mon ex !!! On fait mieux comme critère mais desfois, à quoi ça tient, n’est-ce-pas
?
On ne peut pas dire que la soirée m’ait laissé un souvenir impérissable, Mr Sioux n’a pas été particulièrement attentif à mes charmes (le goujat).
Mais mon amie organisatrice a cru bon de tâter le terrain auprès de son pote, faisant ainsi connaître mon léger intérêt au principal intéressé (ça vous rappelle
le collège ? moi aussi… malheureusement !!!).
De petites soirées en ville en petites soirées dans la cité U de ces messieurs, Mr Sioux et moi nous sommes imperceptiblement rapprochés. Mais Mr Sioux était
quelqu'un de très très timide alors je dus fréquemment prendre les devants. Sa maladresse me touchait, sa timidité ajoutait à son mystère mais finalement, cela finit par me
lasser.
Ou alors je n’étais pas prête à être de nouveau liée à quelqu'un, d’autant que je sentais que de son côté, l’attachement faisait lentement son œuvre. C’est donc
par carte postale, pour les fêtes de Noël, que je lui annonçais la sentence – avec tact tout de même. Mais le tact n’a jamais suffi à préserver les cœurs, on s’en doute… Et si je ne l’ai pas su
tout de suite, la missive lui a fait beaucoup de peine.
Quelques mois plus tard, j’apprends par mon amie qui fréquentait toujours la bande de ces messieurs, que Mr Sioux lui avait aimablement prodigué des soins
plantaires, suite à une soirée de bal fort éreintante (et là on se croirait dans un bouquin de Jane Austen, non ?).
Ma jalousie en fut fortement piquée. Dans la minute, j’envoyais un texto à l’intéressé, lui demandant naïvement de ses nouvelles et s’il était devenu masseur à
ses heures. Il me fit une réponse très polie… et très distante. Mon intérêt en fût d’autant plus ravivé. Je le recontactais ensuite sur MSN (y’en a à qui ça rappelle des souvenirs ?) pour
quelques échanges un peu plus amicaux. Mais Mr Sioux achevait à présent sa dernière année d’études dans cette ville. Il devait y revenir pour mieux en repartir avec un camion de déménagement
quelques jours plus tard.
Nous nous revîmes un soir de semaine, tardivement, à son arrivée. La ville semblait déjà s’être mise en veille à cette heure, nous eûmes du mal à trouver un
restaurant pour manger ensemble puis nous passâmes une soirée chaste et agréable, détendue, où je le trouvais soudain plus communicant, comme libéré. Ou bien c’était mon état d’esprit qui avait
évolué, ma quête qui n’était plus la même, une maturité nouvelle ?
J’ai toujours trouvé étrange, en y repensant, que les choses puissent être aussi différentes entre deux personnes identiques, que ma vision de lui ait pu être
soudain modifiée. Avais-je changé ? En quoi ? Et lui, son comportement était-il effectivement différent parce qu’il revenait d’un séjour dans sa famille – donc un endroit où il était davantage
lui-même, sans entrave ?
Toujours est-il que nous ne nous sommes plus beaucoup lâchés après ça (au bout d’1 mois, j’en étais même à me dire qu’il serait le père de mes enfants, je le
savais !!)… enfin, façon de parler parce que nous avons passé un peu plus d’1 an à remplir les caisses de la SNCF : fin d’études pour moi, stages pour nous deux, nouveau job pour lui. Et dès que
j’ai pu, je l’ai rejoint dans sa ville d’adoption, Lyon. Où j’ai refait une année d’étude, trouvé un job. Ou nous avons changé d’appart, nous sommes pacsés, avons acheté une maison (à quelques
kilomètres près), fondé un foyer… et attendons à présent, 6 ans après, notre 2e bébé Sioux pour l’été prochain !
Très jolie histoire qui commence bien calmement ;) ça prouve qu'en matière d'amour, il n'y a vraiment aucune règle ! Merci beaucoup pour ton
témoignage et Longue vie à la famille Sioux !
Bon je vous rassure, l'Iroquoise est née depuis (heureusement).
Il est fort probable que je reprenne la session des "J'aime lire" mais dans une version différente... des intéréssé(e)s ?