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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 08:00

Il y a des choses que je ne comprends pas. Non j'ai beau essayé, retourner le truc dans ma petite tête... Nan, je comprends pas. 

C'est quoi le problème des gens avec le mariage homosexuel ? 

Qu'on soit pas à sauter de joie dans tous les sens, à ouvrir le champagne, à embrasser son voisin sur la bouche, OK. Mais toute cette haine... POURQUOI FAIRE ?

Moi ça me fait juste penser à la haine raciale, celle qui n'a aucune raison d'être. POURQUOI certains n'aiment pas (voire détestent) les gens qui sont différents d'eux ?

On est d'accord que l'homosexualité est un truc qui existe depuis la nuit des temps. Les gens qui disent que c'est contre-nature me surprennent... ça n'est jamais le désir, le plaisir et surtout l'AMOUR qui les mènent au sexe ? Ça n'est que l'instinct de reproduction ? A part quelques rares grenouilles de bénitier du siècle dernier, je ne crois pas. 

Et puis finalement tant que les homosexuels ne faisaient que du sexe sans amour (pour ceux qui le croyaient), ça arrangeait les bien-pensants. L'idée qu'ils puissent s'aimer vraiment et vouloir être reconnu par notre société, en tant que couple, en tant que famille... ben là tout d'un coup, ça emmerde plein de monde. C'est bizarre.

J'ai retourné le truc dans ma tête. 

On nous parle de problème de filiation... mais WHAT ? C'est juste une énorme hypocrisie tout ça. Il existe déjà des milliers d'enfants nés d'union homosexuelle... et oui parce que comme toi et moi, ils ne sont pas des bêtes bizarres et à un moment donné dans la vie ils ont envie d'avoir des enfants. 

Ces enfants là n'ont aucune protection. On sait tous que si le parent biologique meurt, l'autre parent n'a aucun droit sur l'enfant. Et si le couple se sépare (oui les homosexuels divorceront comme nous), aujourd'hui, si le parent biologique décide que l'autre parent (celui qui élève aussi l'enfant depuis sa naissance et qui est tout autant attaché) n'a aucun droit sur lui. C'est pas totalement injuste ça ?

Et puis... les homosexuels ne feront ils pas de meilleurs parents que les hétérosexuels ? 

AUCUN enfant d'homosexuel ne naîtra par accident... (parce qu'elle aura oublié sa pilule ou qu'il aura pas mis de capote) AUCUN. Combien d'hétérosexuels sont devenus parents sans le vouloir, sans que cela fasse suite à une réflexion mûrie ? Pas mal... 

Pour moi une giclée de sperme et un ovule qui se rencontrent ne font pas des protagonistes des parents... 

Par contre les couples homosexuels auront l'obligation de se battre pour avoir un enfant. Cet enfant sera absolument désiré. Et c'est pas rien. 

(Je voudrais dire quand même que je ne remets absolument pas en cause les parents qui, même s'il leur est arrivé de faire des enfants par accident, n'en restent pas moins des parents très aimants)... mais c'est pas le cas de tous ----> par exemple ceux là

Alors quoi ?

Il y a une autre question que je me pose... parce que j'en ai parlé avec pas mal de monde... il est un fait : l'amour saphique dérange moins (en particulier les hommes)... MAIS WHY ???? Qu'est-ce qui fait que deux femmes qui s'aiment sont vachement plus "normales" que deux hommes qui s'aiment ? C'est la sodomie qui dérange ??? Mais combien de couples hétérosexuels la pratiquent sans se dire que c'est "contre nature" ?

Nan nan nan je ne comprends pas. 

Ce que je pressens par dessous tout ça, c'est autre chose... je pense que c'est la perte de pouvoir du patriarcat qui affole... 

Dans une famille homosexuelle, il n'y aura plus cette abération de notion "chef de famille" = l'homme. Il n'y aura plus cet espèce de connerie de qui veut que la FEMME change de nom de famille (celui qu'elle porte depuis sa naissance, celui de ses origines, de sa famille)... et ça, c'est sous-jacent je pense. Même s'il évidemment il existe de vraies différences de caractères dans les couples homosexuels... les vrais questions se posent : qui restera à la maison pour s'occuper des enfants ? Ha hannnnnnn. Y a pas l'évidence de : ce sera MADAME FORCEMENT !

Ou alors c'est juste la peur de la différence... encore. A notre époque. C'est débile. 

Bref, voilà quoi, c'est ni très original, ni très intéressant mais j'avais envie de le dire.

 

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 08:30

Les effets des anti-dépresseurs finissent par se faire sentir. Petit à petit, la grosse boule que j'avais dans l'estomac commence à s'alléger. Non, parce que ce que je ne t'ai pas dit, c'est qu'avec tout ça, j'ai arrêté de manger. Et j'ai maigri, inévitablement. J'ai perdu 6 kg depuis le mois de juin, et en partant de 43 kg, ben ça commence à faire très light... voire très maigre.

Mon appétit revient, petit à petit... et rien que ça, ça me relance sur la pente ascendante. En retrouvant l'appétit, je retrouve des forces... et des envies. 

Le sommeil revient lui aussi. Les terribles angoisses qui me terrassaient se font petit à petit la malle et je recommence à dormir.

C'est dans ces moments là que l'on se rend bien compte que le sommeil et la bouffe, c'est super important pour survivre. 

En quelques semaines, je vais mieux. Je sens bien que je remonte. Et je ne regrette absolument pas d'avoir franchi le cap des anti-dépresseurs. De toutes façons, j'avais pas le choix. Il fallait que ça aille vite, il fallait s'en sortir... ne serait-ce que pour les enfants. 

Dès la fin octobre, tout va mieux. Enfin presque tout. Il reste encore un gros trou dans mon coeur. Je sais qu'il faudra du temps pour le combler et à ce moment là je me promets de me laisser ce temps. D'apprendre à apprivoiser ma solitude, à vivre avec, à l'aimer. Je ne suis pas heureuse, mais je vis. Je peux à nouveau travailler, m'occuper de mes enfants.

Mais une fois n'est pas coutume, ce qui va me redonner le goût et l'envie, c'est l'amour. Encore et toujours. Comme si je ne savais pas faire sans. Cette fois je m'étais promis de prendre le temps pourtant, mais il est arrivé comme ça, encore une fois sans prévenir, discrètement, et il m'a attrapé sans que je puisse lui résister. 

Le bonheur ne tient peut-être qu'à ça pour moi, je n'en sais rien et pour l'instant je ne veux pas le savoir. J'ai envie de vivre ce moment là. 

Je pense que la souffrance, qu'elle quelle soit, ne doit jamais faire fuir le bonheur. Il faut l'attraper quand il passe, même si on a peur, même s'il ne restera peut-être pas pour toujours. Parce qu'on ne sait jamais. Se protéger de la souffrance c'est aussi se protéger du bonheur. 

Bien sûr rien n'est fini, je ne m'endors pas sur mes lauriers et je travaille. J'en ai encore pour longtemps, je le sais. Mais cette petite salope de dépression est derrière moi maintenant et mon coeur est léger.

La conclusion à tout ça c'est qu'il faut parfois mettre sa fierté de côté, reconnaître que non, seul, on y arrivera pas. Qu'il faut lâcher toutes les défenses et se laisser faire, le temps de reprendre appui et de rebondir. 

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 13:46

Il y a 6 mois, j'écrivais ça. Malgré la douleur, j'avais ce ton positif que je me connais bien devant les autres... t'inquiètes, ça va aller, ça va toujours. J'ai divorcé tu vois, mon bébé a failli mourir quand il est né,... j'ai passé tout ça sans encombre... c'est pas une petite rupture (et puis autant te dire que c'était pas la première fois) qui va me voir m'effondrer.

Et ben SI.

Mais avec le recul aujourd'hui, je sais que cette rupture n'était qu'une petite goutte d'eau dans un vase beaucoup trop plein depuis un moment. Je m'étais absolument refusé à voir ce vase. C'était pas moi ce vase. 

Et pourtant. 

15 jours après ce billet, je sombrais. Vraiment très très bas. Plus bas que je n'avais jamais été. Il n'y avait plus rien... Ah si la culpabilité était bien là elle. Celle qui te dit que tu n'as pas le droit, que tu as TOUT pour être heureuse. Que tes enfants sont en bonne santé (et que toi aussi). Mais COMMENT peux tu faire ça à tes enfants ? Ils se remettent à peine de ton divorce et paf, tu leur montres une mère au bout du rouleau, qui n'a plus de goût à rien... même plus à eux. 

Je ne me reconnais plus. Je n'y arrive plus. Ma volonté s'est faite la malle en emportant tout avec elle. 

La famille, les amis sont là.

- "Mais bouges toi bordel de merde !" (sont vulgaires des fois)

- "On est là pour toi hein, mais on déteste te voir comme ça"

- "On ne peut plus te voir comme ça."

L'impuissance de ce qu'on aime, on se la prend finalement en plein dans la gueule. On s'en veut, encore. On leur fait vivre des choses difficiles, ils n'ont rien demandé. 

Une seule personne à ce moment là entend, comprend, soutient, supporte, aide, porte... c'est l'ex-mari. Pendant une semaine il vient vivre chez moi et prend tout en charge.

Mais malgré ça, je m'enfonce. Parfois, une nuée d'espoir fait son apparition... ça va mieux. Bon c'est pas encore ça hein, mais je remonte la pente. Ah ben non, en fait c'était pour de faux, me revoilà la tête plaquée contre le caniveau...

S'en sortir. Ça devient l'obsession. Il reste des miettes de force là, tout en bas. Je les ramasse. Ces miettes là, c'est la bénédiction au traitement. Pourtant, j'ai lutté, plusieurs semaines...

Non je ne passerai pas par là.

Non je ne suis pas dépressive.

Non je suis forte, je vais m'en sortir seule.

Mais même ma naturopathe, ma masseuse, ma reflexologue, mon ostéopathe... en me voyant, me font comprendre que ce sera peut-être bien un passage obligée pour moi (oui, ok j'ai un peu abusé sur les médecine parallèles en attendant).

Le sursaut de vie à ce moment, il est pour les autres, j'avoue. D'où l'intérêt d'être bien entourée. C'est le déclencheur. Je le fais pour eux puisque pour moi je n'y arrive pas. 

J'accepte au bout de trois très longues semaines de voir un psychiatre (une en l'occurrence, mes antécédents avec des mâles dans ce domaine ne sont pas très concluants) et de prendre de la Paroxetine. C'est fait, je commence.

Je sais que ça va être très dur au début. Je fuis, je me réfugie dans le giron de ma chère tante qui va s'occuper de moi comme d'un nourrisson pendant 5 jours. C'est important, c'est le début d'une renaissance. Elle ne me juge pas, elle m'écoute, me comprend. Je ne lui fais pas peur... ou en tous cas, elle a l'intelligence et la force de ne pas me le montrer. 

Pendant ces 5 jours, je vais me recroqueviller parce que j'en ai enfin le droit. Je vais subir ce traitement chimique qui me fait du mal... Nausées, vertiges, sensations de mal-être amplifiée, insomnies, angoisses... l'effet est loin d'être magique au début... il faut du temps. Mais je me suis promis d'avoir la patience et je l'ai. 

... to be continued...

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 12:52

Depuis quelques temps, je suis donc en "thérapie". Enfin, ça fait longtemps en réalité, mais dernièrement, elle a pris un nouveau tournant... un tournant sérieux. Une dépression oblige à ce genre de changement. La question de la dépression est pourquoi ?

Vous connaissez le refrain... on remonte à l'enfance. On essaie de comprendre qu'elles sont les failles de cette époque qui font les failles de maintenant. 

Je suis en train de lire un bouquin de Catherine Dumontheil-Kremer, et ma conviction profonde y est magnifiquement décrite... "il a été très fréquemment conclu que les bébés ont peu de besoins et que le fait de pas les combler n'a pas beaucoup de conséquences. Or c'est exactement l'inverse qui se produit: plus un enfant est petit, plus grandes sont les conséquences des absences de réponse à ses demandes, plus il continuera à les ressentir à l'âge adulte". C'est typiquement ce qui m'arrive. Je sais aujourd'hui qu'il y a eu des failles affectives dans ma toute petite enfance... liées à des ignorances ou des conneries ("mais laisse la pleurer, ça va lui faire la voix, ça va la fatiguer et elle dormira mieux... mais ne la prend pas dans les bras, elle va être capricieuse..." qui n'a jamais entendu ce genre d'inepties redoutables ?) ou liées au travail de mes parents à l'époque et de leur non disponibilité (on est tous, en tant que parent, confronté à ça à un moment donné). Loin de moi l'idée de leur jeter la pierre... j'ai eu le même genre de comportement avec mon fils aîné. Et je sais aussi que ce n'est jamais fait dans le but de nuire, bien au contraire.

Mais on se trompe et j'en suis intimement convaincue. 

"Lorsque les besoins du bébé sont comblés dans la sécurité et l'amour, celui ci enracine son indépendance sans aucune crainte d'être abandonné. Il sera autonome avec plaisir et force quand le moment sera venu. S'il vous demande, s'il veut vos bras plus que tout, ce n'est pas la de la manipulation mais l'expression d'un besoin vital (de jour comme de nuit). En y répondant vous agissez sur son estime de lui-même, estime qui se construit tout doucement dans la chaleur de vos bras, toujours prêts à l"accueillir. Il existe différentes façons de vivre ce parentage du tout petit. On peut l'allaiter à la demande, le porter le plus souvent possible, dormir avec lui, le masser, lui chanter une comptine, le bercer..." *

Ma petite expérience parentale ne fait que conforter tout cela. Sans vraiment le savoir, mais uniquement parce que je le ressentais ainsi, que mon instinct de parent pouvait enfin s'exprimer et ne plus répondre à une pression sociale à la con, c'est ce que j'ai adopté avec Highlander qui aujourd'hui se révèle un enfant beaucoup plus indépendant que son frère, plus sûr de lui... Le Chameau est un enfant anxieux, qui n'a pas confiance en lui et qui a besoin de ses parents pour chaque geste du quotidien. Highlander,avec ses 3 ans de moins, se révèle déjà plus indépendant que son frère. J'ai allaité Highlander à la demande, parfois toutes les 1/2 quand il en avait envie, je sortais mon sein dès qu'il ouvrait la bouche, j'ai porté Highlander beaucoup plus que son frère, j'ai dormi avec lui, je l'ai bercé pour l'endormir... aujourd'hui, malgré qques petits soucis d'endormissements le soir, c'est un enfant bien moins capricieux que son frère au même âge.

Accompagner son bébé d'une manière très affective, proche physiquement, c'est lui permettre de se détacher en confiance, seul. Le cordon sera coupé plus vite et de façon beaucoup plus nette. 

On ne pose pas de limite à un nourrisson. JAMAIS. 

Je sais aujourd'hui que j'ai moi même manqué de cet attachement secure, qui fait ce que sont mes névroses d'aujourd'hui. Mon intention est de réparer tout cela pour ne plus avoir à en souffrir, ou en tous cas beaucoup moins. 

Pour mes enfants, je suis sûre de pouvoir réparer beaucoup de choses avec le grand grace à cette prise de conscience. Il faut que j'en trouve encore les moyens efficaces. Pour le petit... il faut que je réalise qu'il n'est plus un nourrisson ;) mais ces élans d'indépendance vont m'y aider, j'en suis sûre. 

 


* Catherine Dumontheil-Kremer "Poser des limites à son enfant (et le respecter)", Jouvence éditions, 2004. 


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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 00:00

J'inaugure aujourd'hui une nouvelle rubrique... qui reprendra un peu de l'ancienne "J'aime lire"... Tu pourras parler de n'importe quel livre qui t'a plu, ou pas d'ailleurs... nous faire un petit topo...

Je prépare une mini interview dans le style de la précédente mais le billet portera essentiellement sur un bouquin en particulier. T'es in ? Contacte moi par mail à alidanslaprairie(@)gmail.com Tu participes quand tu veux, quand tu peux !

 

Bon moi, je ne tiens plus, faut que je te parle du bouquin que je viens de finir... 

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La Chute des Géants, Le Siècle 1, de Ken Follet.

Bon déjà faut que je te dise que je love Ken Follet à la folie. Ça fait 7 ans qu'on vit une histoire d'amour intense lui et moi. Ça a commencé le jour où une amie m'a offert Les Pilliers de la Terre, pendant une convalescence (après mon opération de la thyroïde)

J'ai adoré ce bouquin... parce qu'il prenait place dans un univers que j'affectionne particulièrement qui est le Moyen Âge et en particulier, l'univers des Bâtisseurs (je te rappelle que j'ai passé 6 ans de ma vie à ne travailler que sur l'histoire de l'art du Moyen Âge) Et puis le style... on est loin de Zola, c'est clair (que j'affectionne particulièrement) mais comment dire, c'est super facile et agréable à lire et un peu moins chiant aussi ;)

A partir de là je me suis munie de tous les livres de Follet... il doit en rester 3 ou 4 que je n'ai pas lu... tous ne sont pas à tomber par terre mais certains valent vraiment le détour... comme La Marque de Winfield par exemple, qui reste un de mes préférés avec évidemment le Tome 2 des Pilliers de la Terre, Un Monde sans Fin.

Bref celui ci vient rejoindre la liste de mes favoris. Le récit se déroule sur toile de fond de 1ère guerre mondiale et de Révolution Russe. De 1911 à 1924 très précisément. Enfin, toile de fond, c'est vite dit. En fait, on pourrait presque dire que Follet a placé quelques personnages imaginaires et quelques récits romanesques sur le récit de la grande guerre. 

Je n'ai jamais été férue de cette guerre, contrairement à la 2ème, qui m'a beaucoup passionné à une époque. Et pourtant, j'ai pris un réel plaisir à lire ce livre, à entrer dans l'univers de cette époque folle, dans la vie de ces personnages, de ces nombreux personnages. Au départ, on est un peu perdu au milieu des gallois, anglais, allemands, russes, américains... mais on s'y retrouve vite. Et on s'y attache aussi. Et j'espère vraiment les retrouver dans le 2ème tome. 

La trame historique tient le livre... il y raconte les prémices de la guerre, les stratégies militaires, l'espionnage, la politique... et bien sûr comme toujours avec Ken Follet, on retrouve de l'amour, du sexe, de l'amitié, de la trahison, etc...

Pour moi c'est la recette idéale du bouquin passionnant, facile à lire et pas prise de tête. 

Bref c'est du plaisir en barre. A lire, VITE. 

 

 

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 10:50

Peut-être que celle ci... bien tardive, je te l'accorde, sera la dernière (sauf si tu crèves d'envie que ton histoire soit publiée bien sûr, auquel cas je me ferais un plaisir de le faire)

C'est l'histoire de l'adorable @MadameSioux, qui a eu la gentille de m'écrire sa rencontre... il y a longtemps (bordel, y a presque un an ! J'ai honte) Chez toi aussi le temps passe affreusement vite et du coup tu ne m'en voudras qu'un tout petit peu... hein ?

Bref, je la gardais bien au chaud en attendant de te la livrer... la voici :


Mr Sioux, je l’ai rencontré pendant mes études. On était sur le même campus. J’avais 21 ans.

Des copines célibataires et moi avions tanné le pote de l’une d’entre elles pour qu’il nous présente ses copains (presque tous célibataires aussi). Une soirée raclette avait été organisée. 

J’ai tout de suite remarqué Mr Sioux… parce qu’il avait le même prénom que mon ex !!! On fait mieux comme critère mais desfois, à quoi ça tient, n’est-ce-pas ?

On ne peut pas dire que la soirée m’ait laissé un souvenir impérissable, Mr Sioux n’a pas été particulièrement attentif à mes charmes (le goujat).

Mais mon amie organisatrice a cru bon de tâter le terrain auprès de son pote, faisant ainsi connaître mon léger intérêt au principal intéressé (ça vous rappelle le collège ? moi aussi… malheureusement !!!).

De petites soirées en ville en petites soirées dans la cité U de ces messieurs, Mr Sioux et moi nous sommes imperceptiblement rapprochés. Mais Mr Sioux était quelqu'un de très très timide alors je dus fréquemment prendre les devants. Sa maladresse me touchait, sa timidité ajoutait à son mystère mais finalement, cela finit par me lasser. 

Ou alors je n’étais pas prête à être de nouveau liée à quelqu'un, d’autant que je sentais que de son côté, l’attachement faisait lentement son œuvre. C’est donc par carte postale, pour les fêtes de Noël, que je lui annonçais la sentence – avec tact tout de même. Mais le tact n’a jamais suffi à préserver les cœurs, on s’en doute… Et si je ne l’ai pas su tout de suite, la missive lui a fait beaucoup de peine.

Quelques mois plus tard, j’apprends par mon amie qui fréquentait toujours la bande de ces messieurs, que Mr Sioux lui avait aimablement prodigué des soins plantaires, suite à une soirée de bal fort éreintante (et là on se croirait dans un bouquin de Jane Austen, non ?).

Ma jalousie en fut fortement piquée. Dans la minute, j’envoyais un texto à l’intéressé, lui demandant naïvement de ses nouvelles et s’il était devenu masseur à ses heures. Il me fit une réponse très polie… et très distante. Mon intérêt en fût d’autant plus ravivé. Je le recontactais ensuite sur MSN (y’en a à qui ça rappelle des souvenirs ?) pour quelques échanges un peu plus amicaux. Mais Mr Sioux achevait à présent sa dernière année d’études dans cette ville. Il devait y revenir pour mieux en repartir avec un camion de déménagement quelques jours plus tard.

Nous nous revîmes un soir de semaine, tardivement, à son arrivée. La ville semblait déjà s’être mise en veille à cette heure, nous eûmes du mal à trouver un restaurant pour manger ensemble puis nous passâmes une soirée chaste et agréable, détendue, où je le trouvais soudain plus communicant, comme libéré. Ou bien c’était mon état d’esprit qui avait évolué, ma quête qui n’était plus la même, une maturité nouvelle ?

J’ai toujours trouvé étrange, en y repensant, que les choses puissent être aussi différentes entre deux personnes identiques, que ma vision de lui ait pu être soudain modifiée. Avais-je changé ? En quoi ? Et lui, son comportement était-il effectivement différent parce qu’il revenait d’un séjour dans sa famille – donc un endroit où il était davantage lui-même, sans entrave ?

Toujours est-il que nous ne nous sommes plus beaucoup lâchés après ça (au bout d’1 mois, j’en étais même à me dire qu’il serait le père de mes enfants, je le savais !!)… enfin, façon de parler parce que nous avons passé un peu plus d’1 an à remplir les caisses de la SNCF : fin d’études pour moi, stages pour nous deux, nouveau job pour lui. Et dès que j’ai pu, je l’ai rejoint dans sa ville d’adoption, Lyon. Où j’ai refait une année d’étude, trouvé un job. Ou nous avons changé d’appart, nous sommes pacsés, avons acheté une maison (à quelques kilomètres près), fondé un foyer… et attendons à présent, 6 ans après, notre 2e bébé Sioux pour l’été prochain !

 

Très jolie histoire qui commence bien calmement ;) ça prouve qu'en matière d'amour, il n'y a vraiment aucune règle ! Merci beaucoup pour ton témoignage et Longue vie à la famille Sioux !

Bon je vous rassure, l'Iroquoise est née depuis (heureusement).


Il est fort probable que je reprenne la session des "J'aime lire" mais dans une version différente... des intéréssé(e)s ?

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 11:41

Je vais pas te faire un cours de sophrologie... d'autant plus que j'y connais pas vraiment grand chose. Mais si ça t'intéresse d'en savoir un peu plus tu peux aller voir :

En résumé (si t'as la flemme d'aller lire)

En clair, la sophrologie caycédienne est une technique qui permet, par un entraînement régulier :

-De prendre conscience de soi, 
-D'accéder à un équilibre corps-esprit et donc de pallier à un bon nombre de maladies psychosomatiques (les maux du corps sont bien souvent les conséquences des maux de l'esprit), 
-De se détendre en toutes circonstances, 
-De vivre sainement ses émotions, 
-De retrouver ou d'acquérir une confiance en soi stable et durable, 
-De développer son potentiel et ses capacités personnelles dans de nombreux domaines (créativité, concentration, avenir positif…), 
-De rechercher ses propres valeurs dans la vie, 
-De changer de regard sur soi et sur la vie, pour ainsi se construire un avenir positif et une vie plus riche. 

J'en refais depuis 2 mois à peu près, et j'en avais fait pendant quelques mois quand j'étais enceinte dans un groupe de gens pas enceinte et on avait passé de bons moments avec @Tsutsusama et DreyDrey. Bref, c'était G. notre sophrologue et je l'aimais bien. Et donc quand j'ai quitté Bordeaux, pas envie de recommencer avec quelqu'un d'autre. Les sophrologues, c'est un peu comme les psy, c'est toujours difficile d'en changer quand tu te sens bien avec.

Donc, il m'aura fallu le temps (6 ans) et une petite dépression pour me dire que c'était le moment de reprendre. Et je regrette pas. 

Et y a un truc qui me plaît par dessus tout dans cette méthode c'est le fait d'acquérir la capacité peu à peu de se concentrer sur le sensation positive. On apprend ça, à ressentir les choses positives qui se passent dans notre corps. Ça parait con mais c'est pas aussi facile que ça.

Notre cerveau est habitué à se manifester en cas de sensation négative... toujours. Et ça s'apelle LA DOULEUR. Alors certes, la sophrologie ne permet pas de nier cette douleur physique mais elle apprend aussi à se centrer sur le bien-être, sur les sensations agréables du corps. Et c'est un exercice qu'on peut faire à chaque instant. 

En écoutant son corps, on parvient à le détendre, à le soulager... à faire en sorte qu'il ne porte pas tout ce qui se passe dans notre tête. 

Je crois qu'avoir pleinement conscience et connaissance de son corps, c'est la base absolue pour ce sentir bien dans sa tête. 

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 18:21

Il y a 3 ans, j'avais un bébé tout neuf, un mari, un appart de 35 m2 et j'étais heureuse...

Il y a 2 ans, je faisais des résolutions !

Il y a 1 an, c'était la merde dans mon coeur et dans ma tête...

 

La conclusion, c'est que chaque année qui vient de passer a apporté son lot de bonheurs et de malheurs... et certaines plus ou moins. La dernière a été sacrément riche dans les deux sens si je puis dire... les montagnes russes émotionnellement parlant. 

En 2012, j'ai retrouvé l'Amour

En 2012, ma meilleure amie est morte

En 2012, j'ai divorcé

En 2012, j'ai à nouveau perdu l'Amour

En 2012, j'ai fait une dépression.

 

En 2013... ben j'aimerai que l'année soit un peu plus TRANQUILLE. Si tu vois ce que je veux dire... J'aspire à un peu de sérénité, de calme dans ma tête... que les larmes arrêtent de couler un moment.

Pour l'instant c'est bien parti. J'ai retrouvé ma solitude avec angoisse tout d'abord... puis avec plaisir aujourd'hui. Ma nouvelle vie a commencé il y a 2 mois, elle ne commence pas aujourd'hui... mais je dois faire attention à tenir les résolutions que j'ai pris à ce moment là.

La principale étant de se recentrer. Et pour cela plusieurs pistes... la sophrologie tout d'abord que j'ai repris avec beaucoup de plaisir. Une façon de reprendre pleinement possession de mon corps et de mon esprit (bon y a du boulot, ok...), le sport : ça y est j'ai fait ce putain de pas que j'arrivais pas à faire depuis 2 ans... je fais du Badminton ! Et ça me fait un bien de dingue. Je m'amuse, je bouge, je rencontre des gens... La musique : et oui ça aussi c'est une bonne surprise... s'apercevoir qu'on a pas tout perdu et là encore se faire plaisir.

La résolution suivante est de mieux s'organiser, de moins procrastiner (même si de temps en temps ça fait du bien). Ces 2-3 mois de calme niveau boulot vont m'aider à y voir plus clair et trouver les bonnes méthodes pour reprendre la saison au top. 

The last (but not the least) c'est de prendre du plaisir dans tout ce qui se passe de "normal". Déjà, profiter de la "non douleur". Ça peut paraître rien, mais pour moi qui ait pas mal souffert physiquement (oui je parle de mon cul), j'apprécie très grandement ces moments sans douleur. J'y pense souvent... "Tiens je n'ai mal nulle part là" et je profite de ça tout simplement. Et puis des trucs du quotidien. Quand ça allait très mal, ma mère me disait de me concentrer sur ce qui faisait physiquement du bien, vu que dans la tête, ça n'allait pas. Et des petites choses comme prendre une douche, boire un thé, être baigné par les rayons du soleil, s'arrêter en voiture pour admirer un paysage... ben tout ça, en y réfléchissant un peu, ça rend heureux ! 

Se rappeler toujours que le bonheur, il est là, juste à côté. Il suffit de savoir l'attraper. 

(Bon ok je prends des anti-dépresseurs et ça rend sûrement le bonheur carrément plus accessible... mais QUAND MÊME !)

 

Et dans la série des trucs à la con qu'on aime bien imaginer qu'on va faire :

- aller chez l'esthéticienne toutes les 3 semaines au moins

- me remettre au abdos

- me mettre du vernis plus souvent (et dire adieu à mes ongles)

- garder la table de la cuisine rangée

- trier la malle à tissus

- lire plus souvent (me bloquer du temps pour ça, sinon c'est pas possible)

- inviter des gens chez moi au moins une fois par mois

- partir une semaine en vacances sans les enfants

- prendre des nouvelles de mes amis plus souvent qu'une fois par an

- être un peu plus assidue à ce blog...

- etc...

Mes lecteurs chéris, je vous souhaite tout le meilleur... que vos voeux les plus chers se réalisent. Les miens ont pris le bon tournant :) Reste plus qu'à espérer qu'ils ne se prennent pas les pieds dans le tapis.

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 11:16

Il y a 3 ans aujourd'hui, je pondais mon bébé. Mon joli bébé Highlander, ainsi nommé par @Marjoliemaman. 

Il sortait de mon ventre, ouvert au scalpel, et il m'a laissé un beau tatouage en souvenir.

Sa naissance ne se passait pas du tout comme j'espérais... mais on fut bien obligé de faire avec. Et depuis on est juste comblé par cette bouille d'amour.

Pour ses un an je racontais tout. Aujourd'hui, j'ai oublié. Ça ne fait plus mal. C'est un souvenir c'est tout. Grâce à un bon travail psy, un allaitement long, beaucoup de câlins...  la rupture a été réparée... la cicatrice s'est refermée.

Aujourd'hui c'est un grand... de trois ans. Le temps est évidemment passé à toute vitesse... entrée à l'école maternelle et tout... CA VA TROP VITE !

Ma Tornade... que j'aime à la folie

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(Merci à Super Nounou Laura pour la photo)

HAPPY B Mon Bébé H !

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 08:00

J'espèrais vraiment ne pas l'écrire si vite celui là.

Mais ça y est. C'est la fin. La fin de la jolie Histoire d'Ali.

Mon dernier billet était dans le ton... je le sentais, je le savais. Je ne voulais pas me l'avouer. Je ne pouvais pas m'y résigner.

C'est dur putain. Tellement dur. 

Mais c'est la vie, elle continue. C'est une petite pute par moment celle là. 

Pourquoi ? La distance évidemment. Mon petit coeur est brisé en deux. 

Comme dit mon adorable Florence... la distance est à l'amour ce que le vent est au feu. Elle attise les sentiments quand l'amour est fort, elle l'éteint quand il ne l'est pas assez. 

Il l'était pour moi en tous cas. 

Je sais que je me relèverai... comme à chaque fois. Mais pour l'instant il faut gérer le manque, l'angoisse de la solitude. Accepter la douleur qui me submerge. Pleurer. 

Notre rupture s'est faite toute en douceur, dans les calins, le respect et l'amour. Parce que de l'amour il y a toujours, malgré tout. 

 

Cet homme m'a apporté tellement de jolies choses, il a été mon rayon de soleil, mon moteur, pendant ces 6 derniers mois. Et pour ça le je remercie tellement. Parce que d'ici quelques mois, quand la douleur s'estompera, il me restera ça. De très très jolis souvenirs. 

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