L'opération (phimosis suite et fin)

Publié le 24 Novembre 2015

 

Préparer un enfant de 9 ans HYPER anxieux à une opération(une première) c'est... pas facile. En fait, on évite d'en parler. Parce qu'au bout d'un moment, à la question "Est-ce que ça va faire mal ?" on ne sait plus quoi répondre.

Qu'est-ce que j'en sais moi hein. Puis le chirurgien a bien dit que ça ne ferait pas mal. Tout au plus une petite appréhension au moment d'aller faire pipi, rien de plus.

Cool Raoul.

Une semaine avant, on rencontre un anesthésiste qui va être rassurant, va répondre aux questions de l'enfant (qui n'en a aucune à ce moment-là) et lui donner un petit fascicule qui explique tout (ou qui entraîne encore plus de questions une fois à la maison).

On apprend que l'anesthésie se fera par voie respiratoire et ça, ça rassure tout le monde. L'enfant n'aimant pas tellement tellement les piqûres.

Le jour J : même pas peur. Bon l'entrée se fait à 12h et faut rester à jeun jusque-là mais l'enfant a 9 ans, il est raisonnable, c'est plus facile.

Son petit cœur bat un peu plus vite que d'habitude quand on s'installe dans la petite chambre et qu'il se déshabille. Et ensuite... l'ATTENTE. Heureusement que les téléphones portables et leurs moultes jeux existent (ça permet de passer le temps sans poser de questions, même si j'aurai droit à "Est-ce que ça va faire mal ?" à peu près 12651 fois)

Mais l'enfant est courageux, il se rassure seul en disant "Non ça va pas faire mal, je le sais".

Bref, le brancardier arrive. Et mon cœur de mère se serre quand il franchit les portes du bloc opératoire. Je sais c'est con. Mais qu'y puis-je ?

Rappelons que nous sommes le 26 octobre. Et qu'au même endroit, 6 ans plus tôt il se passait ça et que même si ça aussi c'est très con, ben ça m'a re-secoué les tripes.

Surtout quand l'enfant n'était pas revenu au bout d'une heure (ils avaient dit 30 min max une heure les gens). J'ai revu ce moment où j'attendais mon bébé dans ma chambre et qu'on arrivait pour m'annoncer que non, je ne le verrai pas encore.

Bref, le cœur qui bat, les mains moites... le film commence (je fais super bien les films de suspense). Après une bonne quinzaine de minutes de flippe interminables, la porte s'ouvre et mon grand garçon rentre sur son lit avec un sourire.

Je pleure pas, mais presque (l'émotion toussa).

Vont suivre les heures les presque plus longues de ma vie.

L'enfant a UN PEU mal. Mais ça suffit pour le faire chouiner. Et surtout il s'ENNUIE. Et y a t-il pire qu'un enfant qui s'ennuie ? Même les jeux du téléphone n'ont plus la même saveur. Alors on parle, je lis des histoires, on regarde des vidéos. Mais on s'ennuie toujours.

On attend le goûter. L'infirmière a tout bien expliqué, on mange un peu, on se lève et on va faire pipi. On pourra s'en aller quand on aura fait tout ça.

MAN DIEU. Si j'avais su.

L'enfant est revenu de son opération vers 14H30. On est sorti vers 21H... les derniers du service.

Parce que l'enfant a décidé qu'il ne pourrait pas pisser. Non non non c'est pas possible Maman, j'ai TROP peur. Il a fait les 100 pas dans la chambre à poil pendant 3 heures comme un lion en cage. J'ai supplié, prié, supplié, prié... puis j'ai appelé son père. Qui est venu après le boulot (vers 18H30) et en a chié de sacrés ronds de chapeaux lui aussi pendant que je pleurais d'épuisement et de nervosité.

Je me suis sentie la plus mauvaise mère du monde de ne pas pouvoir gérer ça. Mais j'ai pas pu. L'enfant pleurait beaucoup et moi je supporte pas quand il pleure beaucoup. Les copines au bout de mon fil twitter en sont témoins.

Le chirurgien est passé en coup de vent (plus vite c'est pas possible) et n'a fait aucun cas de l'enfant qui pleurait. Rendez-vous post opératoire le 3 décembre. Hop là.

Une infirmière magique est finalement arrivée (je pense que c'était une puéricultrice appelée à la rescousse par les infirmières du service) et l'enfant a pissé.

ALLELOUIAH

En hurlant. Parce que OUI il a eu TRES MAL. TRES TRES MAL même.

On a pu rentrer à la maison, fêter l'anniversaire de son petit frère (enfin lui, il s'est endormi direct sur le canapé en arrivant).

Je te cache pas que la semaine qui a suivie a été difficile. Tous les pipis suivant ont été très éprouvants. Et finalement le décolletage (après 48h) a été beaucoup plus facile que ce qu'on pensait même si y avait une énorme appréhension.

Pour finir, il y a pas eu de circoncision. Juste une incision.

Et je te cache pas que ça m'a soulagée. Même si je m'étais préparée à cette idée, au final je préfère vraiment qu'il garde son intégrité physique.

 

Rédigé par A L I

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Angelilie 20/05/2017 20:52

beau blog. un plaisir de venir flâner sur vos pages. une belle découverte et un enchantement.N'hésitez pas à venir visiter mon blog. lien sur mon pseudo. au plaisir

thalie 11/01/2017 00:34

Ca serait cool de revenir finir l'histoire :) ou carrément signaler que le blog est mort, ça nous éviterait d'attendre comme des dindes :)

nath 18/03/2016 10:19

Bon la suite là please :)

Frédérique 18/03/2016 10:58

Lol!! Ouais, la suite!! J'osais pas réclamer...

Frédérique 25/11/2015 11:14

Ouf! Mais j'imagine l'appréhension après 48h...
Bravo à ton loulou pour son courage.